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« Mon Repos : retenir des centaines de personnes toute une nuit n’est pas acceptable »

Le Parti socialiste genevois condamne fermement la nasse mise en place dimanche soir aux abords du parc Mon Repos à l’issue de la manifestation NoG7.

Alors que plus de 25’000 personnes ont participé de manière pacifique à cette mobilisation, des centaines de manifestantes et manifestants ont été retenu-es durant de longues heures par les forces de l’ordre. Les dernières personnes n’ont été libérées qu’au petit matin.

La présidence et la vice-présidence du Parti socialiste genevois étaient présentes sur place. Elles ont pu constater que parmi les personnes retenues figuraient notamment des mineur-es dont les parents étaient sans nouvelles durant plusieurs heures, des syndicalistes, des organisateur-rices de la manifestation, des élu-es ainsi que de nombreuses personnes venues exercer pacifiquement leur droit de manifester.

Le Parti socialiste genevois s’inquiète également des conditions dans lesquelles cette opération s’est déroulée. Pendant plusieurs heures, les personnes retenues ont été maintenues sur place sans accès suffisant à des besoins aussi élémentaires que l’eau, une protection adaptée contre le froid nocturne, ou encore l’accès à des toilettes. Une telle situation n’est pas acceptable dans un État de droit.

Si les actes de vandalisme commis par une minorité en marge de la manifestation doivent être condamnés et leurs auteurs poursuivis, ils ne sauraient justifier des mesures portant atteinte aux droits fondamentaux de personnes n’ayant commis aucune infraction. Des centaines de personnes ont été retenues durant toute une nuit alors que beaucoup n’étaient ni impliquées dans des violences ni soupçonnées d’avoir commis une infraction.

Pour Amanda Gavilanes et Cyril Mizrahi, co-présidents du Parti socialiste genevois, « la sécurité est une nécessité, mais elle ne peut s’exercer au détriment des libertés fondamentales. Dans un État de droit, les mesures de police doivent être justifiées, proportionnées et ciblées. Elles ne peuvent conduire à une privation de liberté collective et prolongée de centaines de personnes en raison de leur seule présence sur les lieux. »

Les événements de dimanche soir soulèvent ainsi une question essentielle pour notre démocratie : celle de l’équilibre entre le maintien de l’ordre public et le respect des libertés publiques.

Le Parti socialiste genevois demande qu’un bilan complet de cette opération soit établi afin de faire toute la lumière sur son déroulement, ses fondements juridiques et sa proportionnalité. Les Genevoises et les Genevois sont en droit de savoir qui a pris les décisions ayant conduit à la rétention durant plusieurs heures de centaines de personnes ainsi qu’à leur identification systématique. Le rôle respectif des autorités policières et du Ministère public devra être pleinement clarifié.

La confiance dans les institutions de l’État de droit repose aussi sur leur capacité à rendre des comptes lorsque des mesures portent atteinte aux libertés individuelles. C’est à cette condition que pourront être tirés tous les enseignements des événements de dimanche soir.

 

Pour plus d’informations :

Amanda Gavilanes, Coprésidente du PS genevois

Cyril Mizrahi, Coprésident du PS genevois