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À Thun, Genève fait carton plein

Thomas Bertossa
Président du Conseil municipal d'Onex

Ce week-end, Thun accueillait le deuxième congrès du Parti socialiste suisse de l’année. La délégation genevoise est arrivée avec trois résolutions à défendre : deux de la commission numérique, une du groupe ad hoc Israël-Palestine. Toutes trois ont été adoptées. Genève repart avec la satisfaction d’avoir été entendue. Ces votes témoignent du travail collectif de nos camarades mais ils rappellent aussi que le numérique, la solidarité internationale et la défense des droits doivent garder toute leur place dans les priorités du parti.

Au fil des débats, une question grave a pris toute sa place, celle de la lutte contre les violences sexistes. Samedi, d’une seule voix, le congrès a accepté le lancement d’une initiative contre les violences faites aux femmes. Elle obligera la Confédération et les cantons à faire de leur protection une priorité et garantira les moyens nécessaires. Au moins 500 millions de francs supplémentaires seront alloués chaque année pour prévenir les violences, protéger les victimes et les accompagner. Le lendemain, le congrès a adopté une résolution contre la soumission chimique. Puis le témoignage poignant d’une camarade a suspendu le fil des discussions. À la demande de notre coprésidente, Amanda Gavilanes, nous avons observé une minute de silence pour toutes les femmes victimes de violences. Dans l’agitation du congrès, la salle s’est tue. Chacune et chacun a gardé en soi le poids de ces paroles. Ce silence partagé disait aussi notre devoir d’écouter, de croire, de protéger et d’agir.

La soirée a offert une parenthèse plus légère. Avec Diego Fernandez, camarade carougeois, nous avons échangé au tennis de table avec Élisabeth Baume-Schneider. Au milieu des motions et des longues heures de débats, cette partie a apporté un moment simple, joyeux, inattendu. Ainsi vont les congrès nationaux où le hasard glisse parfois, entre deux prises de parole, un sourire et un souvenir.

Mais la fin des travaux a laissé une ombre. La résolution réaffirmant le caractère antimilitariste de notre parti a été renvoyée aux calendes grecques, avec le soutien de la coprésidence nationale. Ce report inquiète, tandis que les tensions internationales s’accroissent. Le texte portait pourtant un horizon clair, celui d’une Suisse sans armée. Plus que jamais, il nous faut défendre cet idéal et garder ouverte, face aux discours de force, la voie de la paix.