Aller au contenu directement

De la naissance à la retraite, combattons l’austérité !

Adrien Rastello
Membre du comité de la Jeunesse socialiste genevoise

Chères et chers camarades,

Depuis le 10 juin, les travailleurs-ses de l’État se mobilisent contre une nouvelle cure d’austérité. Derrière les discours sur les « économies nécessaires », le Conseil d’État prépare jusqu’à 500 millions de coupes pour 2027-2029 à travers le fameux rapport Zuin. Pourtant, Genève n’est pas à court d’argent : les comptes cantonaux ont dépassé les prévisions de 1,4 milliard en 2023 et de 541 mio en 2024. Nathalie Fontanet a d’ailleurs annoncé que ceux de 2026 devraient être une fois de plus excédentaires. Le problème n’est donc pas ce que Genève peut payer, mais ce que ses choix politiques décident de financer.

Et ces choix ont des conséquences très concrètes. Des postes manquent aux HUG, dans les écoles, le social ou la protection de l’enfance, avec une charge de travail supplémentaire, des salarié-es qui s’épuisent et des prestations qui se dégradent. À la fin, tout le monde trinque (sauf les ultras-riches qui peuvent se le permettre).

J’ai pu le constater cet été aux HUG. Pendant la canicule, dans certaines chambres des Trois-Chêne, où sont soignées des personnes âgées particulièrement vulnérables, les températures ont dépassé 35°. La réponse initiale ? Une glace par semaine pour les soignant-es et 15 minutes de pause supplémentaires. Face à cette situation, nous nous sommes organisé-es et mobilisé-es. Il a fallu deux courriers des syndicats et l’intervention de la presse pour que la direction reconnaisse enfin la gravité de la situation. Des climatiseurs et des renforts ont finalement été obtenus.

Ce manque de considération et d’action de la part d’une institution publique est symptomatique de ce que nous dénonçons aujourd’hui. Et il montre surtout une chose : sans rapport de force, rien ne bouge.

Les revendications ne sont pas extravagantes : des postes en suffisance, des salaires qui suivent le coût de la vie, la revalorisation des bas salaires et des services publics accessibles et de qualité. Car nous refusons de faire payer aux travailleurs-ses et à la population une prétendue « crise budgétaire » alors que les finances cantonales restent solides et qu’aucune recette supplémentaire n’est envisagée, par exemple en supprimant les cadeaux fiscaux aux plus aisé-es.

Toutes les avancées que nous avons obtenues l’ont été grâce à la mobilisation collective. L’austérité n’est pas une fatalité. C’est un choix politique. Alors faisons, nous aussi, un choix politique : celui de la solidarité, de la mobilisation et du rapport de force.

RDV ce soir à 18h, place Lise-Girardin pour la dernière manif.