Savez-vous que la pilule contraceptive peut coûter jusqu’à 14 fois plus cher en Suisse qu’en France ? Que les femmes assument encore la quasi-totalité des frais de contraception ? Et que de nombreuses personnes renoncent aux méthodes les plus efficaces faute de moyens ? L’initiative propose que l’ensemble des méthodes contraceptives reconnues comme efficaces – préservatif, pilule, contraception d’urgence, implant, patch, anneau ou stérile – soient prises en charge au niveau cantonal. L’objectif est de permettre à chacune et chacun de choisir la méthode la plus adaptée à sa situation, indépendamment de ses moyens financiers.
Rendre la contraception gratuite favorise l’égalité en soulageant les femmes de ce fardeau financier. La gratuité permet aussi d’encourager une responsabilité partagée en matière de santé reproductive. En rendant la contraception accessible à toutes et tous, plus personne ne sera contraint-e d’y renoncer faute de moyens. Au-delà du soutien au pouvoir d’achat, cette mesure contribuerait à réduire les inégalités, à améliorer la santé publique et à prévenir les grossesses non désirées. Elle s’inscrit dans une logique de prévention et de responsabilité collective déjà largement reconnue à l’étranger.

Rendre accessibles les méthodes les plus efficaces
Les méthodes à long terme (comme le stérilet ou l’implant) sont les plus efficaces mais leur coût initial est plus élevé. La gratuité encouragera leur utilisation.

Partager les responsabilités
Il n’y a aucune raison que les hommes ne partagent pas la responsabilité de la contraception. Au-delà du coût, les méthodes de contraception masculine existent. Il faut les démocratiser et les faire connaître.

Rattraper le retard de la Suisse
Notre initiative vient combler une des nombreuses lacunes de la LAMal. Elle permettra à Genève de jouer un rôle pionnier au niveau national.