La HES-SO Genève regroupe les six hautes écoles du canton. L’année dernière, lors du renouvellement de son contrat avec l’État, le Conseil d’État et la majorité de droite du Grand Conseil ont décidé de couper 2 millions de francs par an dans son financement. Or il y a deux ans, les taxes semestrielles avaient augmenté drastiquement, passant de 500 CHF pour tout le monde à 700 CHF pour les Suisse-sses et 1’100 CHF pour les étranger-ères. Contrairement aux promesses de l’époque, l’augmentation des recettes qui a suivi n’a pas été utilisée pour renforcer la formation mais sert au contraire aujourd’hui de justification pour réduire la contribution de l’État. Autrement dit, l’État fera des économies sur le dos des étudiant-es !
Heureusement, le référendum lancé par la Jeunesse socialiste, soutenu par la gauche, les syndicats et le MCG, a été largement signé et a abouti. Il est donc possible de refuser cette coupe en votant NON !
3 raisons de voter NON
- Une double peine pour les étudiant-es
Les étudiant-es HES-SO paient déjà des taxes beaucoup plus élevées depuis 2024. Aujourd’hui, plutôt que d’utiliser cette rentrée supplémentaire pour soutenir la formation, elle est transformée en argument pour en réduire le financement et l’affaiblir ! - Une attaque contre la formation publique
En reportant la charge sur les étudiant-es, c’est la qualité mais aussi l’accessibilité de la formation publique que la droite attaque. L’État se doit de garantir un accès universel à la formation. Nous ne voulons pas d’un système où seul-es les plus privilégié-es peuvent se former ! - Des métiers essentiels
S’assurer que la formation publique reste accessible a aussi une utilité concrète pour notre société. Affaiblir la formation à des métiers essentiels alors que les hôpitaux, le social et l’école manquent déjà cruellement de personnel, c’est choisir la pénurie !