Cette loi modifie le régime d’aménagement applicable à Seymaz-Sud, à Chêne-Bourg, en permettant son développement en zone ordinaire plutôt qu’en zone de développement. Ce choix réduit les possibilités de contrôle public sur les loyers, les prix de vente et la répartition des logements.
La zone de développement, contrairement à la zone ordinaire, permet en effet à la collectivité d’encadrer la production de logements et de favoriser une certaine mixité sociale. Elle prévoit notamment une part importante de logements d’utilité publique et de logements locatifs soumis à un contrôle des loyers. Elle permet également une planification coordonnée des équipements nécessaires à un nouveau quartier.
À Seymaz-Sud, ces terrains bénéficient par ailleurs d’investissements publics importants financés par la collectivité : proximité de la gare CFF, voie verte, espaces publics et renaturation de la Seymaz. Il est donc légitime que leur développement réponde en priorité aux besoins de la population.
Dans un canton confronté à une pénurie persistante de logements et à des loyers élevés, renoncer à ces outils de régulation revient à priver la majorité de la population d’une opportunité de se loger décemment. Le 29 novembre, refusons cette loi et défendons un développement de
Seymaz-Sud au service de la population plutôt que de la spéculation immobilière.