Lors du traitement des comptes, les digressions dans les débats ont été nombreuses. L’examen des comptes permet avant tout de faire le tour des politiques publiques et d’en tirer un bilan, sans réel enjeu de vote. L’examen des comptes, c’est un peu comme la photo de fin d’année scolaire. Tout s’est joué durant l’année, on n’y peut plus rien changer, mais elle raconte tout.
L’année 2025 était celle de la baisse d’impôts votée en novembre 2024. Les comptes sont malgré tout légèrement bénéficiaires en raison d’un énième événement prétendument «exceptionnel» lors de l’année comptable. Cette urgence financière artificielle permanente permet de justifier la politique d’austérité prônée par la droite alors que la nécessité n’est financièrement pas présente. De plus, la droite avait accepté lors du budget 2025 une augmentation des charges pour masquer son cadeau fiscal. C’était évidemment pour mieux revenir en 2026 avec le rapport Zuin et la rengaine de la soi-disant crise des dépenses.
Nous nous sommes donc retrouvé-es à débattre d’une nouvelle année de dupes (2025) qui n’a trompé personne. Nous demeurons vent debout face à une droite qui veut privilégier les cadeaux fiscaux pour les plus fortuné-es plutôt que de répondre aux besoins de la population dont la précarité et les besoins augmentent. Le groupe socialiste a sans relâche argumenté pour défendre une société plus équitable, en articulant un examen critique et systématique des politiques publiques traitées lors de l’examen des comptes.