Autant le souligner d’emblée, ce morne PB26 bis a été refusé par une majorité du Grand Conseil. Le PS, les Vert-es et le MCG ont vainement plaidé pour travailler à améliorer cette copie inaboutie (PL 13792-A). Mais l’essentiel est ailleurs.
Si ce projet était condamné d’avance, c’est qu’il repose sur la plus grande supercherie de la législature. Il y a encore peu, le Conseil d’État et Nathalie Fontanet justifiaient une massive baisse d’impôts pour les personnes physiques avec cette maxime: « Genève peut se le permettre ».
Sitôt le vote populaire acquis et ce trou d’un demi-milliard dans les recettes acté, le Conseil d’État et Nathalie Fontanet (ci-après le CE et NF) ont expliqué alors que « Genève connait une crise des dépenses ».
- Est-ce que le CE et NF ont soudainement découvert, juste après la baisse d’impôts, que les inégalités et besoins sociaux augmentent?
- Est-ce que le CE et NF ont soudainement découvert, juste après la baisse d’impôts, qu’il y avait de plus en plus d’élèves dans les écoles?
- Est-ce que le CE et NF ont soudainement découvert, juste après la baisse d’impôts, que les violences faites aux femmes augmentent?
- Est-ce que le CE et NF ont soudainement découvert, juste après la baisse d’impôts, le vieillissement de la population?
- Est-ce que le CE et NF ont soudainement découvert, juste après la baisse d’impôts, que les primes d’assurance maladie explosent?
La liste est encore longue… Alors, où est la vérité? Face à cette question de crédibilité du Conseil d’État et de Nathalie Fontanet, le groupe PS est en première ligne pour s’opposer à toute coupe et projet de coupes dans les prestations, avec referendum s’il le faut. Le premier rendez-vous est déjà fixé en septembre: NON à la hausse des taxes dans les HES à Genève. Nous sommes prêtes et prêts pour la bagarre et nous lutterons pour notre État social, ciment de notre cohésion.