En 2025, le Grand Conseil a voté un financement supplémentaire d’un million de francs pour la lutte contre les violences domestiques. Cette dotation a donné lieu à un appel à projets par le Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences (BPEV) et environ 700’000 francs ont été alloués à des associations. Lors de la présentation du projet de budget 2026, la conseillère d’État en charge, Nathalie Fontanet, n’a toutefois pas jugé pertinent de pérenniser ce financement.
Cette décision est simplement aberrante, sachant qu’à Genève les violences domestiques représentaient en 2021 la moitié des infractions pour violence. Les associations dépendent de ce financement et les précariser davantage risque de nous faire perdre de précieuses compétences nécessaires au recul du fléau des violences domestiques.
Devant le manque d’engagement du Conseil d’État, la motion 3206 demandant de maintenir ce financement a été largement acceptée par le Grand Conseil. La lutte contre les violences domestiques n’est pas facultative ! Les économies doivent être réalisées autrement que sur le dos des victimes et des personnes précarisées.