Le groupe socialiste, comme l’ensemble des groupes politiques au Grand Conseil (sauf MCG et UDC…), s’est opposé à l’initiative du MCG «Garantir la souveraineté: Non aux frontaliers dans les postes stratégiques de l’État!» (IN 201).
Les faits sont têtus :
- des dispositions existent déjà pour l’engagement de personnes de nationalité suisse dans des secteurs comme la police judiciaire et la sécurité publique ;
- les exigences supranationales liées aux accords bilatéraux et à la libre circulation des personnes ;
- la nécessité de ne pas freiner le recrutement alors que d’ici 2030, 30’000 personnes devront être remplacées suite à leur départ à la retraite.
On a entendu qu’il faudrait des personnes domiciliées à Genève seulement pour le traitement des données sensibles. Or nombre de collaborateurs et collaboratrices ont accès à des données sensibles, quel que soit leur statut. On peut citer les secrétaires de département, les personnes dans le domaine de la santé, les procès-verbalistes, etc. Chacun-e est soumis-e à la confidentialité. Le groupe socialiste salue le sens des institutions de ces mêmes collaborateurs et collaboratrices.
On ne peut accepter seulement quand cela nous arrange les personnes venant de l’autre côté de la frontière. Où est le respect qui leur est dû ? Si les questions sont légitimes, il nous appartient de trouver des réponses appropriées qui ne dressent pas les un-es contre les autres, mais qui cimentent notre société.
Le Grand Conseil a renvoyé en commission cette initiative pour l’élaboration d’un contreprojet, principe que les Socialistes n’ont pas soutenu.