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Dans les urnes et dans la rue

Amanda Gavilanes et Cyril Mizrahi
Coprésident-es

Il y a des semaines qui résument à elles seules ce qu’est l’engagement socialiste. Celle qui s’ouvre en est une.

Dimanche prochain, les Genevoises et les Genevois seront appelés à se prononcer sur plusieurs objets importants, au niveau cantonal comme au niveau fédéral. Il est encore temps de dire non à l’initiative du chaos, à l’affaiblissement du service civil, à la dégradation des conditions de travail du personnel de la vente, et à la discrimination des élues musulmanes !

Derrière ces votes se joue une question fondamentale : celle du modèle de société que nous voulons construire. Une société qui protège, qui investit dans la cohésion sociale et qui garantit des droits, ou une société qui laisse les inégalités se creuser au nom d’une prétendue fatalité économique.

Pour nous, Socialistes, les réponses à cette question sont toujours concrètes. Elles concernent notamment les conditions de travail que l’on cherche à préserver, les droits que l’on refuse de voir reculer et les services publics sur lesquels chacune et chacun doit pouvoir compter.

Mais le 14 juin ne se jouera pas seulement dans les urnes.

Comme chaque année, nous participerons à la Grève féministe. Parce que l’égalité entre les femmes et les hommes demeure une conquête inachevée. Parce que les écarts salariaux persistent. Parce que les violences sexistes et sexuelles continuent de marquer la vie de trop nombreuses femmes. Une société plus égalitaire est une société plus juste.

Nous serons également présentes et présents aux divers événements organisés à l’occasion du G7 d’Évian. Dans un monde traversé par les crises climatiques, démocratiques et géopolitiques, il est essentiel que les citoyennes et les citoyens puissent faire entendre leur voix et porter des exigences de justice sociale, de paix et de solidarité internationale.

Cette articulation entre les urnes et la rue est essentielle. Elle est au cœur de l’histoire du mouvement socialiste. Les avancées sociales les plus importantes n’ont jamais été le fruit exclusif des institutions ni celui des mobilisations. Elles sont nées de la rencontre entre les deux.

C’est aussi l’esprit dans lequel nous souhaitons exercer la co-présidence du Parti socialiste genevois. Un parti présent dans les institutions, capable de gouverner et de proposer des solutions concrètes. Mais aussi un parti vivant, présent dans les luttes sociales, féministes, syndicales et écologistes qui façonnent notre canton.

Cette semaine, nous pouvons toutes et tous contribuer à cet effort collectif. En discutant avec nos proches. En participant à une action de campagne. En allant voter. En manifestant.

Car la politique ne se résume pas à ce qui se décide pour nous. Elle commence lorsque nous décidons d’y prendre part.