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La JS lance un référendum contre les coupes dans la formation

Adrien Rastello
Membre du comité de la Jeunesse socialiste genevoise

J’aurais aimé commencer cet édito en vous souhaitant une bonne année. Mais impossible sans avoir une pensée pour la manière dramatique dont elle a débuté, avec le drame de Crans Montana. Dans ce moment de deuil national, je ne peux que vous souhaiter de pouvoir prendre soin de vous, de vos proches et de vos camarades.

Prendre soin, c’est aussi ce que nous faisons collectivement en nous battant pour une société plus solidaire et plus juste socialement. C’est exactement dans cet esprit que la JSG a décidé de lancer un référendum. En fin d’année, le contrat de prestations liant l’État et la HES-SO Genève a été renouvelé avec un amendement du Conseil d’État supprimant 2 Mio de subventions par an pour les trois prochaines années. Et ce, malgré une majorité en commission opposée à cette coupe. En plénière, l’amendement est finalement passé, à la suite d’un retournement de veste de LJS.

Cette baisse des subventions ne tombe pas du ciel. Le Conseil d’État cherche à se désengager de son rôle de formateur et à faire porter le coût des études sur les épaules des étudiant-es, alors même qu’une grande partie d’entre elles et eux vivent déjà dans la précarité. À la rentrée scolaire ce même Conseil d’État, par le biais de Mme Hitpold, participait à l’augmentation des taxes d’études de manière significative. Augmentation des taxes qui sert aujourd’hui d’argument pour justifier la baisse des subventions.

Tout cela intervient alors que la même majorité de droite a aussi voté une attaque contre le salaire minimum légal. Une dérogation qui permettrait de payer les étudiant-es à seulement 75% du salaire minimum durant les vacances. Là non plus, rien n’est joué. Nous voterons le 8 mars et la Jeunesse socialiste est pleinement engagée dans cette bataille.

Le message que nous envoyons aujourd’hui est clair. Ce n’est pas aux étudiant-es de financer l’austérité. Pas pendant que le gouvernement multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches, s’étonne ensuite du manque de ressources et refuse de faire contribuer celles et ceux qui en ont les moyens. D’autant plus que la droite affiche désormais ses intentions sans détour. L’UDC veut augmenter les taxes d’études à l’UniGe tandis que le PLR propose de sortir le personnel de la HES-SO du statut de la fonction publique.

Les HES-SO ont besoin d’un financement solide pour assurer la formation de métiers essentiels et en pénurie. Et pour assurer ce financement, nous avons besoin de vous. Alors signez le référendum, faites-le signer autour de vous et rejoignez la campagne.