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Référendum 30km/h : démontrons notre volonté d’avoir un canton apaisé

Alexandre Diogo
Membre du comité de la JS genevoise

Il ne reste plus que deux semaines avant l’aboutissement du référendum cantonal pour sauvegarder le 30km/h sur les axes dits « structurants ». Comme toujours, chaque signature compte!

La question peut paraître assez technique. La limitation de vitesse sur un nombre réduit d’axes pourrait ne pas sembler être un sujet de bataille existentiel pour un-e socialiste. Pourtant, le vote du Grand Conseil est réellement une attaque frontale contre les droits des Genevois-es: contre la santé, la sécurité, et le droit à un canton plus apaisé et agréable à vivre.

A Genève, 120’000 personnes sont exposé-es chaque jour à du bruit lié au trafic supérieur aux normes fédérales. 1 personne sur 5! Avec des conséquences désastreuses pour leur santé. Pire encore, les plus exposé-es sont les classes populaires. En effet, ce sont elles qui logent à proximité des axes les plus fréquentés car les loyers y sont les plus abordables.

La loi qui a été votée veut interdire le 30km/h sur les axes dits « structurants », en « Zone II »: principalement des zones urbaines très peuplées. Cela voudrait dire qu’on ne pourra plus exercer aucune marge de manœuvre liée aux caractéristiques du lieu. Accidents fréquents, présence d’un EMS ou d’une école, bruit trop élevé: rien à faire. La loi sera la loi, quel que soit le prix à payer pour celles et ceux qui habitent à proximité de ces routes.

Le 30km/h n’est pas et ne devrait pas être un conflit idéologique comme le souhaite la droite. Car c’est une mesure facile à mettre en place et peu coûteuse, avec des bénéfices bien avérés en Suisse et dans le monde. Réduire la vitesse de 50km/h à 30km/h est par exemple équivalent à une réduction par deux du trafic. Le risque de décès en cas de collision passe de 70 % à 10 %. Le prix à payer en terme de temps est risible, d’autant plus sur des axes déjà surchargés et où les obstacles sont déjà nombreux.

Plus largement, il s’agit de décider en tant que citoyen-nes quelle utilisation doit être privilégiée dans les centre urbains de notre canton. La place donnée au trafic de transit depuis 50 ans est-elle toujours appropriée ? Ou voulons-nous aujourd’hui redonner de l’espace aux habitant-es, au jeu, au calme, à d’autres usages moins bruyants, moins polluants, et plus agréables ? En somme, voulons-nous une utilisation de notre espace public plus équilibrée, plus inclusive et plus humaine !

Ce référendum sera un premier pas pour que nous puissions démontrer, ensemble, notre souhait que cette vision se réalise à Genève.