Lancé fin 2025 sous l’impulsion des Jeunes Vert-e-x-s, le référendum contre l’affaiblissement du service civil s’oppose à une réforme parlementaire qui souhaite restreindre drastiquement l’accès à cet engagement citoyen. Porté par la droite et le centre, ce texte vise à réduire les admissions de civilistes de plus de 40 %, passant de 6’800 à 4’000 par an.
Une réforme inutile et contre-productive
L’argument du manque d’effectifs militaires est un leurre : avec plus de 151’000 militaires, l’armée est déjà en sureffectif par rapport à son objectif légal de 100’000. En durcissant les conditions (comme l’imposition de 150 jours de service minimum), le Parlement ne remplira pas les casernes. Il poussera simplement les jeunes à demander des exemptions médicales, privant ainsi la société de forces vives.
Un pilier de notre cohésion sociale
Le service civil n’est pas une fuite, mais un service à la collectivité. Il est essentiel à nos hôpitaux, nos crèches, nos EMS et à l’agriculture de montagne. En plus de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, il contribue activement à la protection de l’environnement et à la promotion de notre cohésion sociale.
Contre la « tactique du salami »
Ces mesures disproportionnées et juridiquement douteuses ne sont qu’une première étape vers la suppression totale du service civil. Nous refusons cette vision militariste d’une institution dépassée qui refuse de voir que la jeunesse veut être utile à la société civile plutôt qu’apprendre la guerre.
Pour une Suisse solidaire : votons NON !
Le service civil nous concerne toutes et tous car nous pouvons chacun-e avoir des enfants dans une école, des (grands-)parents en EMS ou manger des produits issus d’une exploitation agri cole engageant un-e civiliste. Attaquer le service civil c’est atta quer la cohésion sociale de toute la population.