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HES-SO Genève : une victoire d’étape pour une formation publique accessible et de qualité

La population genevoise a refusé aujourd’hui à plus de 58% la coupe de 2 millions de francs par année dans le financement de la HES-SO Genève. Le comité unitaire « Non aux coupes dans la formation » salue une victoire importante pour la formation publique et pour l’ensemble des étudiant-es du canton.

Ce résultat envoie un message clair : la formation ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire. Après l’augmentation massive des taxes d’études, la population genevoise refuse que l’État réduise en parallèle les moyens consacrés aux hautes écoles. Elle rappelle ainsi que l’accès à une formation de qualité relève d’une responsabilité collective et que le financement public doit rester à la hauteur des besoins.

Cette victoire est celle d’une large mobilisation. Partis politiques, syndicats, associations, organisations étudiantes et militant-es se sont uni-es pour défendre une HES-SO Genève forte et accessible. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont engagé-es dans cette campagne, ainsi que les milliers de Genevoises et de Genevois qui ont glissé un NON dans les urnes.

Le signal donné aujourd’hui dépasse toutefois la seule question des 2 millions de francs. Il constitue un avertissement à celles et ceux qui souhaitent poursuivre une politique de désengagement de l’État dans la formation publique. Le rapport ECOGE et son programme d’économies en donnent une illustration. Parmi les mesures retenues par le Conseil d’État le 17 septembre figurent notamment de nouvelles augmentations des taxes d’études à l’Université de Genève (mesure n°38). Après le vote d’aujourd’hui, le Conseil d’État et la majorité du Grand Conseil doivent entendre le message : faire payer davantage les étudiant-es ne peut pas constituer la réponse aux difficultés budgétaires du canton.

Le comité unitaire restera donc pleinement mobilisé contre toute nouvelle attaque contre la formation publique. Nous nous opposerons notamment à toute augmentation des taxes qui aurait pour effet de restreindre l’accès aux études et de faire supporter aux étudiant-es et à leurs familles une part toujours plus importante du coût de la formation.

Cette victoire démontre surtout qu’une autre politique est possible. Lorsque les forces politiques, syndicales, associatives et étudiantes se rassemblent pour défendre les services publics, elles peuvent faire reculer les politiques d’austérité.

Le comité unitaire « Non aux coupes dans la formation » entend désormais poursuivre cette mobilisation. Le vote d’aujourd’hui est une victoire pour la HES-SO Genève, mais aussi un point de départ : nous continuerons à défendre une formation publique de qualité, accessible à toutes et tous, et à combattre les mesures d’austérité qui menacent l’égalité des chances et les services publics genevois.

Pour plus d’informations : 

  • Adrien Rastello, Jeunesse socialiste genevoise
  • Grégoire Carasso, Parti socialiste genevois
  • Benjamin Pellegrin, Mouvement citoyen genevois
  • Shayma Nadjeh, Conférence Universitaire des Associations d’Etudiant.e.x.s (CUAE)
  • Jocelyne Haller, SolidaritéS
  • Angèle-Marie Habiyakare, Les Vert-e-s
  • Mathilde Mottet, Syndicat des services publics et CGAS
  • Annick Ecuyer, Parti du Travail
Thématiques associées: Éducation et formation

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