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Le PS genevois fixe ses mots d’ordre pour les votations du 29 novembre


Réuni-es en Assemblée générale, les membres du  Parti socialiste genevois ont arrêté leurs mots d’ordre pour les votations  fédérales et cantonales du 29 novembre. Elles et ils ont décidé de rejeter le financement de la 13ème rente AVS par une hausse de la TVA, de  soutenir la limitation des feux d’artifice et de combattre l’initiative sur  l’imposition des couples ainsi que la dérégulation des exportations de matériel  de guerre. Sur le plan cantonal, le PS genevois mènera une campagne déterminée contre le déclassement de Seymaz-Sud en zone ordinaire, qui favoriserait la spéculation immobilière au détriment du logement abordable.

« Le financement de la 13ème rente AVS engage directement le pouvoir d’achat et l’avenir de notre principale assurance sociale. Notre choix doit permettre de garantir cette avancée sociale tout en répartissant équitablement l’effort demandé à la population. Nous mènerons également une campagne déterminée contre la dérégulation des exportations de matériel de guerre et contre le déclassement de Seymaz-Sud. Nous refusons que des intérêts économiques particuliers l’emportent sur les droits humains et l’intérêt collectif », déclare Amanda Gavilanes, coprésidente du Parti socialiste genevois.
 
« La 13ème rente constitue une victoire sociale majeure et sa mise en œuvre doit être pleinement garantie, sans relèvement de l’âge de la retraite ni affaiblissement de l’AVS. Nos autres mots d’ordre répondent à la même volonté de protéger concrètement la population, de lutter contre les inégalités et de préserver notre qualité de vie », ajoute Cyril Mizrahi, coprésident du Parti socialiste genevois.
 
NON à un financement de la 13ème rente reposant sur la TVA
La 13ème rente constitue un progrès social majeur. Son financement doit être à la hauteur de cet objectif. La TVA pèse proportionnellement davantage sur les ménages aux revenus modestes et réduirait encore le pouvoir d’achat des salarié-es comme des retraité-es, alors que la population doit déjà faire face à l’augmentation des primes d’assurance-maladie, des loyers et du coût de la vie. Le PS genevois appelle donc à rejeter la hausse de la TVA soumise au vote.
 
Le refus de cette hausse de la TVA ne remet pas en cause le versement de la 13e rente, qui interviendra conformément à la volonté populaire exprimée en mars 2024. Il impose en revanche de rechercher un financement plus solidaire, faisant davantage contribuer celles et ceux qui disposent des capacités financières les plus importantes.
 
OUI à la limitation des feux d’artifice
Les feux d’artifice fortement détonants provoquent d’importantes nuisances pour la population, les animaux et l’environnement. Leurs explosions constituent une source de stress, en particulier pour les enfants, les personnes âgées, les personnes vulnérables et celles souffrant de troubles liés au bruit. Elles affectent également fortement les animaux domestiques et sauvages.
 
À ces nuisances sonores s’ajoutent la pollution de l’air ainsi que la dispersion de particules, de métaux et de déchets dans les sols et les eaux. Ces conséquences ne peuvent plus être ignorées. « L’initiative n’empêche ni les célébrations ni les manifestations publiques. Elle permet de préserver les moments festifs et les traditions tout en limitant les dispositifs pyrotechniques les plus bruyants et les plus dommageables » ajoute Cyril Mizrahi. Le PS genevois recommande donc de voter OUI à la limitation des feux d’artifice.
 
NON à l’initiative sur l’imposition des couples mariés
Le PS genevois partage l’objectif de supprimer les inégalités fiscales liées à l’état civil. L’initiative soumise au vote n’apporte cependant pas une réponse juste et durable à ce problème. Selon Cyril Mizrahi, « en inscrivant dans la Constitution le principe de l’imposition commune, cela figerait un modèle dépassé et limiterait durablement la possibilité de construire un système fiscal véritablement égalitaire. »
 
Pour le PS, chaque personne doit être considérée comme une contribuable à part entière, indépendamment de son état civil ou de son mode de vie. L’imposition individuelle permet de traiter équitablement les couples mariés et non mariés, tout en supprimant les désincitations fiscales qui pénalisent encore trop souvent le deuxième revenu du ménage, généralement celui des femmes.
Le PS genevois défend une réforme fiscale moderne, égalitaire et indépendante du statut matrimonial. Il appelle donc à rejeter cette initiative.
 
NON à la dérégulation des exportations de matériel de guerre
La Suisse ne doit pas assouplir les règles encadrant l’exportation de matériel de guerre. Les expériences passées montrent que des armes et des composants suisses peuvent se retrouver au cœur de conflits armés ou entre les mains de régimes responsables de graves violations des droits humains. La modification de la loi soumise au vote affaiblirait les critères applicables aux exportations, faciliterait certaines réexportations et élargirait les possibilités de dérogation accordées au Conseil fédéral. Elle réduirait ainsi les garanties permettant d’empêcher que du matériel de guerre suisse contribue à des conflits ou à des violations du droit international humanitaire.
 
« Les intérêts de l’industrie de l’armement ne doivent jamais primer sur le respect du droit international et la protection des populations civiles. Notre responsabilité est de maintenir des garde-fous clairs, stricts et démocratiquement contrôlables », souligne Amanda Gavilanes. Le PS genevois appelle donc à rejeter la modification de la loi sur le matériel de guerre.
 
NON à la spéculation immobilière à Seymaz-Sud
Le PS genevois dit OUI à la construction de logements à Seymaz-Sud, mais NON à un déclassement qui livrerait ce périmètre à la spéculation immobilière. Les plus de 41’000 m² concernés doivent être intégrés à une zone de développement, seul cadre permettant de garantir une densification maîtrisée ainsi que la réalisation de logements accessibles à la population.
 
En zone de développement, les loyers et les prix de vente sont encadrés. Une part importante des logements construits doit par ailleurs être destinée au logement d’utilité publique ou au logement locatif à loyer contrôlé. Ce régime permet également une planification cohérente du quartier et de ses équipements. La zone ordinaire n’offre pas les mêmes garanties en matière de prix, de contrôle public et de réponse aux besoins de la population.
 
« Genève manque cruellement de logements abordables, pas de nouvelles possibilités de spéculation. À Seymaz-Sud, nous voulons construire, mais pas à n’importe quelles conditions. La zone de développement est indispensable pour garantir des loyers maîtrisés et faire en sorte que les logements réalisés répondent réellement aux besoins de la population », affirme Amanda Gavilanes.
 
Alors que la population vient de réaffirmer son soutien au logement  coopératif, il serait incompréhensible de soustraire Seymaz-Sud aux instruments  permettant de maîtriser les prix du foncier et des logements. Le PS genevois  appelle donc à rejeter le déclassement en zone ordinaire et mènera une campagne  déterminée en faveur d’un développement répondant à l’intérêt collectif.

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