A l’approche du G7, le Grand Conseil s’est prononcé en faveur d’un projet de loi déposé par le Conseil d’État visant à instaurer un fonds de 6 millions de francs pour indemniser les entreprises qui seraient touchées par des déprédations en marge du sommet.
Le groupe socialiste a tenté d’amender le texte pour cibler exclusivement les entreprises en ayant réellement besoin, soit les PME, et non de grandes multinationales bien assurées. Malgré cette recherche de compromis, très peu aidée par la passivité de la Conseillère d’État Bachmann, le groupe socialiste n’a pas réussi à emporter le soutien nécessaire.
Les Socialistes ont dénoncé la différence de traitement qu’opèrent le Conseil d’État et la droite parlementaire entre les personnes morales et les personnes physiques quand il s’agit d’octroyer des aides financières. Le fardeau de la preuve placé sur le dos des personnes à l’Hospice général ou des retraité-es au bénéfice de prestations complémentaires est extrêmement lourd en comparaison avec le mécanisme facilité proposé aux entreprises par la majorité de droite.
Le projet de loi a été accepté, mais sans le soutien actif du groupe socialiste, qui s’est finalement abstenu au vu du refus de ses amendements. La clause d’urgence, elle, n’a en revanche pas obtenu le nombre de voix nécessaire (2/3 des votant-es) pour permettre à la loi d’entrer immédiatement en vigueur.
Si casse il y a durant le sommet du G7, il sera encore bien temps, lors de la prochaine session du Grand Conseil, les 18 et 19 juin prochains, de reprendre la discussion des indemnisations.