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Le PS fait bloc et défend le droit de manifester contre le G7

Session extraordinaire du 28 mai 2026

Sur demande d’une trentaine de député-es de droite, le Grand Conseil a été convoqué jeudi 28 mai 2026 pour traiter de cinq objets politiques tous agités de manière désordonnée par la droite nationaliste et libérale, dont la finalité était commune : interdire toute manifestation durant le G7.

Le groupe PS s’est opposé résolument à ces objets et a dénoncé l’instrumentalisation et la récupération politique de la droite. Celle-ci ne poursuit, depuis des semaines, qu’un seul objectif : se dédouaner de toute responsabilité au cas où une manifestation tournerait mal et rendre responsable la gauche et notre magistrate Carole-Anne Kast de tous les maux. Les Socialistes ont pris la parole pour rappeler la légitimité constitutionnelle du droit de manifester, la légitimité politique de le faire contre les plus puissants de la planète, et ainsi honorer notre démocratie et Genève, capitale des droits humains. Le groupe a également proposé deux amendements dans le cadre de ce débat, l’un pour demander au Conseil d’État de garantir le droit de manifester, mais aussi la sécurité des manifestant-es, l’autre pour autoriser la tenue d’un village associatif, afin que le débat public puisse avoir lieu. En refusant tous les objets pyromanes de la droite, le groupe socialiste a dit NON à ceux qui cherchent à faire brûler Genève avec le petit bois brisé de nos libertés fondamentales. Au vote final (3e débat), le projet de loi liberticide et illégal a finalement été refusé !

Un projet de loi liberticide et illégal

La droite nationaliste et libérale propose ni plus ni moins que de suspendre l’État de droit pendant une dizaine de jours. Plus besoin de respecter la liberté de manifestation, les conditions de restriction des droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs. « La démocratie s’en remettra », nous disent celles et ceux qui ne craignent pas d’interdire toute contestation de l’ordre mondial qu’ils défendent, et de transformer Genève, ville internationale et capitale des droits humains, en régime totalitaire et répressif le temps que 7 puissants puissent se réunir sans bruit. L’ordre, entend-on dans une mélopée aux accents fascisants, primerait les libertés. Pourtant, une interdiction de principe est contraire à la jurisprudence. Les autorités ont l’obligation d’examiner chaque demande individuellement et ne peuvent pas les rejeter a priori. Il n’appartient donc pas au Grand Conseil de se substituer à l’exécutif, au mépris de la séparation des pouvoirs et de l’analyse de risques de la police, qui a établi qu’il était plus efficace, pour la sécurité des biens et des personnes, d’autoriser une manifestation plutôt que de l’interdire. Mais le but de la droite est probablement ailleurs : gesticuler en proposant une loi qui sera annulée en justice, et surtout jouer la politique du pire pour justifier de futures restrictions durables des droits fondamentaux.

Un éclairage sur 2003

Sur les évènements de 2003, il convient de rappeler que c’est en dehors de la grande mobilisation du dimanche (jusqu’à la frontière française) que les dégâts se sont produits, notamment dans le quartier de Rive, par des personnes qui n’avaient rien à voir avec la manifestation. Ces déprédations sont à condamner, tout comme l’attaque de l’enceinte même du Grand Conseil, symbole démocratique s’il en est. Ces mouvements radicaux trouvent leurs racines dans les extrêmes qui cherchent à déstabiliser l’état de droit. Faut-il les laisser s’imposer au nom de la peur et renoncer au droit fondamental de manifester ? – Non! Les condamner, hier comme aujourd’hui et demain, n’est pas une raison suffisante pour brider nos libertés fondamentales.

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