Aller au contenu directement

Conseil de la Jeunesse : la politique à l’écoute de la jeunesse

Interview d’Anne Emery-Torracinta
Conseillère d’État


Le DIP a lancé en octobre dernier un appel à candidatures pour siéger au Conseil de la Jeunesse (CJGE). Cette nouvelle institution du Canton de Genève sera constituée de 20 à 25 jeunes aux profils variés et commencera ses activités début 2022. Rencontre avec Anne Emery-Torracinta, qui nous explique les détails du projet.

À quoi sert un Conseil de la Jeunesse ?
Si on veut que les adultes soient des citoyennes et des citoyens responsables et engagé-es dans la société, il faut construire cette participation dès le plus jeune âge. On a donc voulu instaurer, comme dans d’autres cantons, un conseil où des adolescent-es et jeunes adultes peuvent s’exprimer sur les sujets qui les concernent. Le conseil pourra être consulté par les autorités cantonales comme communales et leur faire des propositions.

Qu’est-ce que le CJGE apportera de plus que les structures qui existent déjà, comme le Parlement des Jeunes Genevois (PJG) ?
Le PJG est une association auto-constituée alors que le Conseil de la Jeunesse est une instance officielle. Les jeunes d’aujourd’hui sont intéressé-es par des choses concrètes : il y a beaucoup de mouvements spontanés qui se forment. Quand des sujets touchent la jeunesse, on se doit de leur poser formellement la question. Sans une instance officielle – on l’a vu au début de la Grève du climat – c’est beaucoup plus compliqué pour nous de savoir qui consulter et comment les contacter.

Est-ce que l’appel à candidatures a été à la hauteur de tes attentes ?
Oui, on a eu de nombreuses réponses. L’appel a été diffusé dans toutes les écoles du canton et dans les maisons de quartier. Malheureusement, les jeunes qui répondent sont souvent issu-es des mêmes milieux, notamment du Collège ou de l’Université. Pour les autres, je crois qu’il y a parfois une peur, par exemple de ne pas s’exprimer aussi bien. C’est un vrai défi pour nous parce qu’on veut que le conseil soit constitué de profils représentatifs de la jeunesse du canton.

Qu’est-ce que tu espères pour la suite ?
Le Conseil de la Jeunesse va se mettre en route très prochainement. J’espère que ce ne sera pas seulement un lieu d’échange mais aussi une véritable force de proposition, comme par exemple le Parlement des Jeunes de Meyrin, qui avait proposé l’idée des Noctambus. J’espère aussi que les autorités communales penseront à consulter le CJGE, voire décideront de créer leur propre organe de consultation de la jeunesse.

Propos recueillis par Alexandre Goumaz

A lire aussi

Réseaux thermiques structurants: une réponse à l’urgence climatique

Pour une protection efficace des jeunes contre le tabac !

2022