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Budget cantonal 2027 : non à la casse sociale

Réduction des missions d’intérêt général des HUG et de l’IMAD, coupe dans les subventions, croissance des postes qui n’atteint même pas la hausse démographique, non-renouvellement de postes dans le « back office » qui va reporter la charge administrative sur les travailleur-euses de terrain, réduction de prestations d’aide sociale, hausse des frais de pension des EMS, augmentation des heures d’enseignement, non application du contre-projet à l’IN199 « pour une politique sportive ambitieuse », transferts massifs de charge sur les communes  ; le projet de budget présenté en septembre par le Conseil d’État est un véritable budget de casse sociale.

Et la perspective à moyen terme est pire encore. Aux économies énoncées ci-dessous, le Conseil d’État prévoit entre autres, à l’échéance 2030, la suppression de l’indexation des subsides d’assurance maladie, une réduction des prestations complémentaires AVS/AI, une réduction du financement du canton à la culture et au sport, l’augmentation du nombre d’élèves par classe, une hausse des taxes universitaires, une hausse des frais de maintien à domicile ou encore l’augmentation des prix des TPG.

Et la majorité de droite du Grand Conseil n’est pas en reste. Alors que les baisses d’impôts successives ont fait plonger les budgets de l’État dans le rouge vif, la majorité de droite du Grand Conseil a voté en commission une baisse de 20 % de l’impôt sur la fortune, faisant planer le risque de nouvelles pertes fiscales avoisinant les 150 millions et autant de coupes dans les prestations à la population. Ces mesures d’économie et ces attaques contre la fiscalité redistributive sont, pour nous socialistes, autant de lignes rouges allègrement franchies par le Conseil d’État et la majorité de droite du Grand Conseil.

La seule éclaircie dans ce marasme budgétaire est le choix de nos concitoyen-nes, clairement exprimé en votation populaire, de s’opposer à cette politique d’austérité. C’est ce que l’on peut retirer du refus de la coupe de 2 millions dans la subvention aux HES le 27 septembre dernier. Un refus qui fait suite à l’opposition aux « lois corsets », au refus de la hausse des tarifs des TPG ou à la réduction de la formation des enseignant-es.

Telle est notre force et la droite le sait. Alors soutenons les mobilisations syndicales, maintenons la pression au niveau parlementaire, et combattons dans les urnes les projets de détérioration du service public, la réduction des prestations à la population, la dégradation des conditions de travail des travailleurs et travailleuses.

À nous aussi de convaincre la population, qui appuie notre position dans plus de 90 % des cas lorsque nous lançons des référendums, de nous apporter également son soutien lors des prochaines élections fédérales et cantonales, afin que nous puissions porter leur voix directement dans les enceintes parlementaires et gouvernementales.

Caroline Marti
Députée au Grand Conseil

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