À Lancy, le 27 septembre, la population a dit trois fois non. Non à l’austérité, non aux coupes dans l’allocation de rentrée scolaire, non à la suppression des subventions TPG et vélo, non à la remise en cause de la participation communale aux primes d’assurance-maladie de notre personnel. Trois référendums, trois victoires.
Ce résultat n’est pas un accident. Il s’inscrit dans une colère profonde et grandissante : la hausse du coût de la vie, des loyers, des primes maladies et de l’énergie, sans hausse des salaires en face. Les Lancéennes et les Lancéens, comme tant d’autres, en ont assez de payer toujours plus pour un pouvoir d’achat qui fond. Ils ont compris que le budget communal n’est pas une fatalité comptable : c’est un choix politique. Et quand la droite impose des économies sur le dos des plus modestes, le référendum n’est pas un outil de blocage, c’est un instrument de démocratie.
Ces trois victoires de la gauche à Lancy, obtenues grâce à l’engagement de l’Union Populaire et du Parti socialiste, prouvent qu’une autre voie existe : quand on prend le temps d’expliquer, de mobiliser et de porter le débat dans la cité, la colère peut se transformer en victoire. Le référendum est un outil collectif. D’autres l’ont utilisé avant nous, et d’autres le feront après. Là où une majorité municipale impose des reculs sociaux, il nous rappelle une vérité simple : le dernier mot n’appartient jamais à une majorité de circonstance, mais au peuple. Ne laissons jamais l’austérité s’imposer sans combattre.