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Le compte des inégalités n’est pas terminé!

Kaya Pawlowska
Pour les Femmes socialistes genevoises

Cher·ères camarades,

Comment peut-on prendre la mesure de l’inégalité entre les femmes* et les hommes ? La question est tellement abstraite et délicate pour certain·es, il semblerait qu’il faille plonger ses mains dans la terre à la recherche de quelques sources métriques secrètes et tenter de défaire à l’aveuglette les racines socio-culturelles de notre société pour y répondre. Dans la confusion covidesque, le Conseil fédéral cherchait donc à tâtons les chiffres des violences domestiques dont les femmes* sont en grande majorité les victimes. La question était peut-être jugée trop complexe pour qu’on s’y intéresse, trop sensible. Un rapport du BFEG signalait pourtant déjà ces lacunes en mai 2019. Sans statistiques, les inégalités restent enterrées.

L’une des mesures de l’égalité est la parité dans les résultats électoraux. Le groupe égalité a repassé au peigne fin les résultats des élections municipales de ce printemps. Le nombre de femmes élues progresse dans 64% des communes genevoises et elles représentent 40.8% des élu·es municipaux·ales. Cette progression fait écho à la vague violette au Conseil national en novembre passé, lorsque les femmes* ont emporté 42% des sièges de l’hémicycle. L’électorat du PS genevois a même érigé la parité en une réalité mathématique et non plus un symbole puisque nous avons exactement 52 élues femmes* et 52 élus hommes dans les conseils municipaux !

Enfin, une autre manière de mesurer l’égalité est la dignité, ou le respect de chacun·e quels que soient sa couleur de peau, son ethnicité, sa classe sociale, sa condition physique ou sa religion. En cette semaine du 14 juin, l’actualité américaine nous rappelle à quel point il est essentiel d’avoir une approche transversale des discriminations. Comme un big bang social, la convergence des luttes de tradition socialiste ne se construira qu’après l’explosion initiale de ces fragments de colère. Il nous appartient de nous ouvrir avec bienveillance et humilité à ces autres expériences de vie. Ce dimanche 14 juin, les femmes* reprennent la Ville en colère. Un an après la plus grande mobilisation de Suisse, la gouvernance fédérale n’a pris aucune nouvelle mesure. A croire que l’on ne compte pas vraiment.

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