A travers un crédit d’investissement de CHF 40 millions (PL 13725A), le Grand Conseil apporte sa pierre (22% à la charge du Canton) à l’édifice de la mobilité transfrontalière. Avec plus de 300’000 véhicules qui traversent chaque jour la frontière avec la France, Genève est asphyxiée par la pollution et les bouchons.
Le projet prévoit le cofinancement, avec la France et la Confédération, d’infrastructures sur le territoire de l’Hexagone, à proximité immédiate de la frontière. On compte notamment un P+R (Machilly), la prolongation du tram jusqu’à Ferney-Voltaire et plusieurs bus à haut niveau de service (Thonon, Saint-Genis-Pouilly, Annemasse-Bonne, etc.). Une véritable bouffée d’oxygène pour les Genevois-es. 10 ans après le rejet d’un cheveu dans les urnes (51% en 2014), le peuple sera é nouveau appelé à voter sur ce crédit en septembre prochain. Le seul parti qui s’y oppose est le MCG, trop heureux de saisir cette opportunité pour hurler une fois encore sa haine des frontaliers et frontalières. Après les succès du Léman express, il est grand temps de limiter à la source le nombre de voitures frontalières et de construire ensemble notre région.