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Covid-19 : les communes au plus près des habitant-es

Par Martin Staub,
Représentant des Conseiller-ères administratif-ives socialistes au Comité directeur


Quand la crise a frappé en mars 2020, le quotidien de toutes et tous a été chamboulé. Elle a aussi frappé certain-es plus durement que d’autres : les plus précaires de chaque domaine, les bas salaires, les intérimaires, les petits commerçants ou encore les étudiant-es.

Face à cette réalité, les collectivités publiques ont dû s’adapter. Et s’il est attendu de la Confédération et du canton qu’ils interviennent dans les domaines clefs de la santé, de soutien à l’emploi ou aux entreprises, les communes se doivent évidemment d’agir dans leur domaine de compétence, mais surtout à leur niveau…la proximité.

Dans un premier temps, en collaboration avec le canton, les communes ont mis en place des plans de solidarité afin de soutenir les personnes vulnérables en proposant divers services dont celui de faire les courses. Ainsi, les Genevois-es ont rapidement trouvé des réponses à leurs besoins les plus essentiels.

Ensuite, au cœur de l’été, face à l’urgence sociale, sous l’impulsion des associations puis de la Ville de Genève, les communes avec leurs bénévoles se sont mobilisées afin d’assurer les distributions alimentaires. L’effort ne s’est pas arrêté là puisque grâce à des services sociaux de proximité, l’aide individuelle, financière ou administrative, permet de parer au plus pressé. Ces efforts ont été doublés efficacement grâce à l’action du groupe socialiste au Grand Conseil et de notre Conseiller d’État en charge de la cohésion sociale qui ont permis de faire voter un projet de loi venant en soutien aux travailleuses et travailleurs précaires ayant perdu leur emploi pendant la première vague. Reste à gagner la votation prévue le 7 mars.

Au-delà de l’aide d’urgence, les communes ont également soutenu les petits commerces, que ce soit en renonçant à la perception des loyers ou encore en distribuant des bons d’achat sous diverses formes, alliant soutien au commerce de proximité et coup de pouce à la population.

La culture n’a pas été en reste avec la création, en coopération avec le canton, de fonds spécifiques. Les cachets liés aux spectacles annulés ont été payés et les spectacles reportés quand cela était possible. Les clubs sportifs ont également été soutenus, reconnaissant leur rôle essentiel auprès des Genevois-es.

Une liste d’actions ne fait pas honneur au travail des femmes et des hommes qui, sur le terrain, donnent tout son sens au terme de « service public », mais elle rappelle le rôle des communes dans une action de proximité au plus près des besoins des habitant-es.

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