Camarades,
C’est avec une grande joie et honneur que je m’adresse à vous en tant que militante socialiste et présidente de l’association de soutien à la candidature de Pierre Bayenet à l’élection au poste de Procureur général, ce 29 mars 2026. La candidature de Pierre est une chance ! Il porte une vision de la justice à visage humain accessible à toutes et à tous sans crainte, vision entièrement partagée par tou-tes les socialistes. Je vous invite à découvrir son programme (voir le site www.bayenet.ch) et à faire connaissance avec lui.
Helena Verissimo de Freitas : Pierre, peux-tu nous expliquer pourquoi tu veux être Procureur général ?
Pierre Bayenet : Les droits fondamentaux sont essentiels à la démocratie, qui serait sinon une dictature de la majorité. Or, il n’y a pas de protection des droits fondamentaux sans système judiciaire efficace ! Être Procureur général, c’est avoir la chance de m’engager en faveur d’une justice qui protège la communauté et les individu-es.
Un peu abstrait tout ça. Tu peux simplifier ?
Un exemple. Nous avons toutes et tous le droit d’être protégé-es dans notre intégrité physique et sexuelle. Lorsqu’une victime dépose plainte, la justice pénale poursuit les auteur-rices d’abus et de violences, et les punit si les faits sont prouvés. C’est indispensable, mais insuffisant ! La justice pénale oublie souvent que la poursuite des auteur-rices ne suffit pas pour répondre aux besoins des victimes, qui ont besoin d’être accueillies avec compétence et considération. C’est seulement comme cela que les nombreuses victimes qui se taisent aujourd’hui pourront prendre la parole demain. Quant aux victimes sans statut légal, elles doivent pouvoir s’adresser à la justice sans risque.
On a l’impression que la justice pénale réprime surtout les personnes précaires, un peu la classe moyenne, mais que les puissants sont au-dessus des lois. Est-ce qu’on peut y faire quelque chose ?
La société se décharge de ses responsabilités en essayant de régler les problèmes par la répression. On oublie que le problème des migrations est économique et social, que le problème des stupéfiants est social et sanitaire, en les observant par la lorgnette de la répression. Des personnes sans-abris sont condamné-es pour violation de domicile après avoir dormi dans des parkings souterrains pour se protéger du froid, alors que le droit au logement est inscrit dans notre constitution. Donc bien sûr, certaines infractions sont liées à la précarité, et la répression ne devrait jamais servir à combler les lacunes de l’État social. Toutefois, ce combat est très large, il va bien au-delà de l’élection d’un nouveau Procureur général ! En revanche, ce que cette élection apportera, c’est un rééquilibrage des priorités. La justice pourra consacrer plus de ressources à poursuivre le crime organisé, la corruption, la criminalité économique, celles et ceux qui par leurs délits mettent en danger l’État social et la démocratie.
Merci Pierre. Camarades, le 29 mars, votez et faites voter Pierre Bayenet, pour une justice aux yeux ouverts sur les réalités sociales !