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Projet de budget 2026: bis repetita

Après le refus de la première mouture par une majorité du Grand Conseil en décembre dernier, le Conseil d’État a présenté ce matin un nouveau projet de budget 2026. Sans surprise, celui-ci est tout autant insatisfaisant que le précédent. Le PS genevois déplore que la majorité de droite s’entête dans une logique d’austérité budgétaire, à la fois injustifiée et contraire aux engagements pris par elle devant la population au moment de baisser massivement les impôts.

Le nouveau projet de budget 2026 présenté ce matin par le Conseil d’État a des airs de déjà-vu. Et pour cause, diront certain-es, la majorité des charges de l’État étant des charges contraintes, c’est-à-dire découlant d’obligations légales, auxquelles l’État ne peut simplement pas se dérober.

Pourtant, les Socialistes estiment que la population était en droit d’attendre du Conseil d’État qu’il revoie sa copie, ne serait-ce que pour tenir compte des bons résultats aux comptes présentés jeudi dernier. Pour rappel, l’exercice de l’année 2025 se clôt sur un excédent avant affectation de 50 millions, en lieu et place du déficit de 256 millions initialement projeté (lire notre communiqué de presse).

Ce décalage entre prévisions budgétaires et résultats comptables offrait une marge, certes modeste mais réelle, à une réévaluation des prestations pour répondre à la situation sociale extrêmement préoccupante de notre canton et à l’urgence écologique. Alors qu’une part croissante de la population bascule dans la précarité, que les services publics peinent à suivre et que le retard pris dans la transition écologique s’accumule, miser sur une réduction des dépenses publiques est irresponsable et dangereux.

Avec une dette financière stabilisée à son plus bas niveau depuis vingt ans et une réserve conjoncturelle qui dépasse le milliard, Genève est très loin du défaut de paiement. Si la majorité de droite, qui feint aujourd’hui de s’inquiéter que «les recettes fiscales ne suffisent plus à absorber la progression des dépenses», n’avait pas entériné deux baisses d’impôts massives à destination des plus riches en 2023 et 2024, Genève aurait davantage de moyens encore pour soutenir sa population, renforcer ses prestations et développer ses services publics.

Indéboulonnable, la majorité gouvernementale, s’est bornée à répéter, comme un mantra, son intention de maintenir le cap de l’austérité. Le «plan d’économie structurel» promis pour juin, de même que les mesures d’ores et déjà prises ou amorcées (baisse du forfait d’intégration de l’aide sociale, baisse des subsides d’assurance-maladie et suppression de l’indexation) ne sont nullement remis en cause.

Mais si le rouleau compresseur de la droite semble lancé, les Socialistes ne se résignent pas. Comme ils l’ont fait depuis le début de la législature – et bien avant déjà – le PS et ses allié-es combattront résolument, au parlement et dans les urnes, chacune des attaques portées par la majorité bourgeoise aux acquis sociaux des Genevois-es. La politique des caisses vides doit cesser.

Pour plus d’informations :

  • Grégoire Carasso, député socialiste et commissaire aux finances
  • Matthieu Jotterand, chef du groupe socialiste au Grand Conseil
  • Thomas Wenger, président du PS genevois et commissaire aux finances
Thématiques associées: Services publics et droits sociaux

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