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Journalistes viré-es, démocratie en danger

Session des 1er et 2 octobre 2026

L’annonce de la suppression de 14 postes sur 74 chez Ringier est un nouveau coup de tonnerre dans la presse romande. Ces suppressions choquent d’autant plus que le groupe Ringier annonçait en mai un bénéfice opérationnel de 120 millions de francs pour 2025, soit son meilleur résultat après 2021. Les journaux GHI et Lausanne Cités s’arrêteront en décembre à moins d’être sauvés par un repreneur. La Tribune de Genève, propriété du groupe Tamedia est aujourd’hui fortement menacée.

La réduction drastique de la diversité de l’information se poursuit et affecte gravement le débat démocratique. Il revient au Conseil d’État de s’impliquer davantage pour préserver la presse locale, garante d’une information de qualité. C’est bien ce que lui avait demandé le Grand Conseil en 2024 par le vote de la Résolution 1041, socialiste, « Pour le maintien des emplois et de la diversité de la presse locale, la Tribune de Genève doit survivre ».

Si nous voulons préserver la presse de la voracité morbide des grands groupes financiers, il faudra des moyens. En 2024, le PS avait déposé un projet de loi pour créer une Fondation genevoise pour la diversité des médias locaux, dotée de 10 millions et subventionnée annuellement. Ce projet de loi avait été refusée par toute la droite, dont le MCG, faisant passer à la trappe le soutien à la création de nouveaux médias locaux et la production de contenu éditorial. Aujourd’hui, rebelote, la droite continue de penser que la presse est une affaire privée et que l’État ne doit pas la soutenir.

Thématiques associées: Droits fondamentaux , Emploi

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