Le Grand Conseil a adopté le rapport annuel de la commission des visiteurs officiels, chargée d’examiner les conditions de détention dans notre canton. Ses constats sont préoccupants.
La santé mentale des personnes détenues se dégrade et l’adaptation des prises en charge se fait très lentement. L’accès aux soins est parfois entravé, notamment par des convoyages annulés. Maintenir le lien avec les proches est difficile au vu du peu d’accès à des moyens de communication en ligne et à la complexité de la prise de rendez-vous pour les visites. Les lieux de détention ne sont pas adaptés au vieillissement de la population carcérale, et encore moins aux besoins de personnes vivant avec un handicap. Quant à l’accès au soutien social, il fait l’objet d’une motion socialiste actuellement en commission.
Pour notre groupe, la planification pénitentiaire et la surpopulation carcérale restent des préoccupations majeures. Toutes ces problématiques pèsent sur les personnes détenues, dont beaucoup à Genève sont en détention avant jugement. Elles impactent fortement leurs familles. Elles pèsent aussi sur le personnel qui encadre, soigne, accompagne et surveille.