Une très large majorité du Grand Conseil, dont le groupe socialiste, a refusé deux motions du PLR intitulées «pour que cessent les rixes entre bandes de jeunes» et «pour prévenir la délinquance juvénile». Ce refus s’explique par le fait que les mesures demandées ont déjà été prises pour répondre à cette problématique, qui est aussi une préoccupation du Département des institutions et du numérique (DIN).
Certes, l’on a assisté ces dernières années à une légère augmentation de la délinquance chez les mineur-es, en particulier durant la période Covid, et ce notamment en lien avec l’utilisation des réseaux sociaux car la violence qui s’y déroule est un catalyseur de ces rixes entre bandes de jeunes, comme l’a rappelé le commandant adjoint de la police.
Cela étant dit, face à cette réalité, le travail en réseau mené par la Fondation genevoise pour l’animation socio-culturelle (FASe), les familles, les associations, les professionnel-les de terrain ainsi que les différents départements concernés, notamment le Département de l’instruction publique (DIP), paie et apporte des réponses convaincantes. Une telle problématique ne peut en effet être traitée par la seule répression, elle exige également des mesures de prévention.
Comme l’a par ailleurs relevé le Président du Tribunal des mineurs, citant un rapport du Conseil fédéral, la délinquance juvénile a globalement diminué depuis 2009. En 2024, seul 1,2% des résident-es mineur-es a commis des infractions au code pénal. L’enjeu principal concerne les multirécidivistes, qui ne représentent que 5% des auteur-ices mais sont responsables de près de 76% des infractions.
Les Socialistes ont souligné qu’il est essentiel de maintenir une coordination soutenue entre l’ensemble des intervenant-es et d’augmenter – et non diminuer – les moyens alloués pour ce travail. Cela est indispensable pour assurer la sécurité de tou-tes, mais aussi et surtout pour pouvoir offrir aux jeunes un quotidien de qualité et de réelles perspectives d’avenir.
Lire le rapport de la commission judiciaire et de la police