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La justice sociale ne peut attendre

Ma plus profonde conviction, pour reprendre les mots de l’écrivain philippin Francisco Sionil José, c’est que « la justice n’est pas qu’une notion abstraite, mais un besoin qui ne peut attendre demain. » Plus encore qu’une priorité politique, la justice sociale est une urgence humaine. Urgente, la redistribution solidaire des richesses, à l’heure où l’écart entre riches et pauvres se creuse, à Genève comme dans toute la Suisse. Urgente, l’égalité des chances pour les femmes et les hommes de réaliser leurs rêves et un revenu équitable, à l’heure où l’inégalité salariale reprend l’ascenseur. Urgent, le respect des droits des migrantes et des migrants, à l’heure de la montée de l’extrême droite à Genève et ailleurs. Urgent encore de défendre les classes moyennes avec de réelles solutions telles que des loyers abordables et des primes de caisse maladie sans excès tout en maintenant un système de santé de haute valeur.

Ce sont ces causes que vous devrez toutes et tous défendre pour que lors de ces élections nationales le PS sorte gagnant en récupérant son troisième siège au Conseil national et en défendant celui du Conseil des États. Nous avons avec Carlo Sommaruga un excellent sénateur à Berne. Et la liste du Conseil national est remplie de personnalités fortes qui sauront porter nos valeurs lors de ces élections. Alors mobilisons-nous avec elles et eux !

En 2011 déjà en tant que présidente de la Commission de gestion du Conseil national, j’avais parlé d’une enquête qui nous a permis de dénoncer les dérives d’un système obsédé par le profit des possédants suite au sauvetage d’UBS en 2008. Et que vivons-nous aujourd’hui ? La débâcle du Credit suisse démontre une fois de plus la faillite du système néolibéral dû au « moins d’État » du PLR, de l’UDC et du Centre. Cela fait donc depuis longtemps que le PS défend un autre système de la société qui devrait permettre à toutes et tous, sans privilèges, d’accéder à une vie digne sans craindre les fins de mois difficiles.

Tous ces combats, le PS doit se donner les moyens de les poursuivre, dans un contexte politique qui est, vous le savez, difficile. À défaut de disposer de dizaines de millions de francs, nous devons miser sur notre union -qui fait la force-, sur nos personnalités, notre bilan et notre vision pour l’avenir. Un avenir que nous voulons façonner en luttant CONTRE les injustices, et POUR les personnes défavorisées. Car l’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre.

Maria Bernasconi
Présidente du comité de pilotage de la campagne des élections fédérales

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