Le 14 juin est bien plus qu’une date symbolique. Il incarne une histoire de luttes collectives et une exigence toujours actuelle : faire de l’égalité entre femmes et hommes une réalité concrète, en particulier dans le monde du travail.
En Suisse, cette date renvoie à l’inscription du principe d’égalité dans la Constitution en 1981, mais surtout à la Grève des femmes de 1991, moment fondateur où des centaines de milliers d’entre-nous ont exigé que les droits inscrits dans la loi soient enfin appliqués.
Parmi les figures marquantes de ce combat, Christiane Brunner incarne un lien fort, entre engagement politique et syndical. Syndicaliste avant d’être élue, elle a porté avec force les revendications des femmes travailleuses, notamment en matière d’égalité salariale.
Si des progrès ont été réalisés, le constat reste clair : l’égalité dans le monde du travail n’est pas atteinte. Les écarts salariaux persistent, le temps partiel concerne majoritairement les femmes, et le travail du care reste peu reconnu.
Dans cette perspective, le lien avec le mouvement syndical demeure essentiel. C’est sur le terrain du travail que se joue encore une grande partie des inégalités — et c’est là que les alliances prennent tout leur sens. À Genève aussi, le combat continue. Les femmes socialistes sont engagées, présentes, déterminées. Mais elles doivent encore composer avec des contraintes spécifiques et des déséquilibres persistants. D’où un enjeu central : occuper l’espace politique et assurer la relève.
Assurer la relève, c’est transmettre l’histoire des luttes, mais aussi créer les conditions pour que de nouvelles générations de femmes s’engagent durablement. C’est valoriser les parcours, soutenir les engagements, et ouvrir des espaces de pouvoir.
Enfin, il faut le dire clairement : les femmes expérimentées, celles qui ont accumulé des années d’engagement et de responsabilités, ont toute leur place dans les fonctions dirigeantes. Les « daronnes au pouvoir », loin d’être une formule, incarnent une nécessité politique : celle de reconnaître l’expérience, la compétence et la légitimité.
Le 14 juin nous rappelle une chose essentielle : rien n’est jamais acquis. Et si le monde ne change pas tout seul, c’est aussi parce qu’il attend — encore — qu’on vienne le secouer un peu.
Bonne nouvelle : on est prêtes. Envie de faire bouger les lignes ? Ta place est parmi nous — au Groupe Femmes socialistes du PS genevois.