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NON à l’initiative UDC, non à la xénophobie patronale

L’UDC laboure l’opinion depuis des décennies pour briser les solidarités et créer un terrain favorable à un approfondissement des attaques sur les libertés et les droits sociaux.

Avec son initiative, l’UDC veut supprimer les accords et les lois instituant un droit au séjour. Elle veut lier contrat de travail et permis de séjour pour renforcer le pouvoir des patrons. Les salarié-es jugé-es insuffisamment dociles (« flexibles ») ou qui font valoir leurs droits ne s’exposeraient plus au seul risque d’un licenciement. La perte du contrat de travail entraînerait celle du droit de rester en Suisse.

L’UDC et les patrons veulent ainsi augmenter le taux d’exploitation tout d’abord sur plus du tiers des salarié-es que représente la main-d’œuvre étrangère, ensuite et par le jeu de la concurrence sur le reste des travailleur-ses.

Les cuisines patronales regorgent par ailleurs de propositions pour mettre la main-d’œuvre « indigène » au travail : augmentation du temps de travail quotidien et tout au long de la vie (report de l’âge de la retraite), etc. En atteste aussi l’offensive pour forcer les salarié-es malades à travailler, avec la campagne contre les certificats prétendument de « complaisance » et bientôt la révision de l’assurance-invalidité.

Pour atteindre cet objectif, l’initiative UDC pousse à l’extrême la logique du « bouc émissaire ». Elle voit des liens de causalité idéologique entre l’immigration et les difficultés rencontrées par les salarié-es. Or, ce ne sont pas les migrant-es qui font exploser les loyers, cassent le service public hospitalier, démantèlent les droits des locataires, des assuré-es et des travailleur-ses. Ce sont UBS, Zurich Assurance et consorts, leurs actionnaires et leurs relais, en premier lieu l’UDC. La politique dont celle-ci est le fer de lance est à l’avantage des possédant-es : en 1989, les 300 plus grandes fortunes détenaient 82 milliards de francs, aujourd’hui c’est 833,5, tandis que les salaires moyens stagnent depuis 8 ans (ESS 2024).

Combattre cette initiative implique de dénoncer la politique antisociale de l’UDC et de ses allié-es qui veulent soumettre toute la société à une logique de profit et qui, à cette fin, violent l’opinion des masses, avec des campagnes mensongères.

Il s’agit aussi et surtout de développer au sein des salarié-es suisses comme étranger-ères la conscience que ce qui se joue est la remise en cause de leurs intérêts communs fondamentaux.

Christian Dandrès
Conseiller national — Président du syndicat SSP-VPOD

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