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Le parti socialiste genevois empoigne le numérique !

François Mireval
Membre du Comité directeur, en charge de la commission numérique


La « newsletter » hebdomadaire de notre parti préféré est une source d’information bienvenue sur la vie du PSG. Il vaut la peine d’y consacrer quelques minutes chaque semaine. En toute bonne conscience qui plus est, puisque son format nous épargne l’impression et la distribution d’un document sur papier, lequel serait vite mis à recycler, après lecture si possible…

Avons-nous conscience que cet acte nécessite un smartphone par personne, voire un ordinateur connecté à un serveur, et des flux électroniques incessants par fils (désagréablement amoncelés sous chaque terminal) ou par ondes depuis un module Wi-Fi ? Cette apparente dématérialisation est une illusion, puisqu’elle repose en fait sur une grande quantité d’objets matériels, et parfois onéreux, dont les conditions de production doivent nous interpeller !

Par ailleurs, beaucoup de démarches administratives se font « de préférence » en ligne, au détriment d’une partie de la population, qui préfère rencontrer des humains au guichet ou, pire, qui ne dispose pas des connaissances nécessaires à cet usage du numérique, et qui est parfois dépourvue du matériel adéquat. Ce volet social est préoccupant.

Les problèmes de sécurité des données numériques sont de plus en plus une importante source de préoccupation. Les récents piratages de la commune de Rolle, de l’université de Neuchâtel, ou même d’une ONG comme le CICR sont là pour nous le rappeler.

De son côté, le « capitalisme de surveillance » tire allègrement profit de toutes les données que nous lui laissons accumuler, notamment en acceptant d’un clic nombre de « conditions générales » que personne ne lit jusqu’au bout, pour utiliser immédiatement une app aussi gratuite qu’apparemment indispensable. Qui se souvient à cet instant que « Si c’est gratuit, alors c’est que je suis le produit. » ? Les importants flux financiers privés qui en résultent ne sauraient échapper à un regard public, voire à l’adaptation de nos outils législatifs et fiscaux.

L’énorme empreinte carbone des « data centers » mérite elle aussi une réflexion sur les moyens de la diminuer.

Notre parti a décidé de se saisir de l’ensemble de ces problématiques. Une « commission numérique » ad hoc y travaille depuis peu, et il est encore possible de se joindre à ses travaux. Elle formulera d’ici l’été des propositions concrètes destinées à nos groupes élus aux différents échelons de notre démocratie (communes, canton, Confédération).

Les nombreux enjeux du numérique sont désormais aussi les nôtres !

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