Le 8 mars, journée mondiale des droits des femmes, est un moment de réflexion et de mobilisation. Initiée par Clara Zetkin lors de l’Internationale Socialiste des Femmes en 1910, cette journée est reconnue par l’ONU depuis 1977 et constitue une occasion de revendiquer l’égalité, tant sur le plan des acquis que des inégalités persistantes. Cette année, elle coïncide avec les votations fédérales portant sur la taxation individuelle, un autre enjeu pour l’égalité économique entre les sexes.
Rémunération : un combat toujours d’actualité
Selon le PwC Women in Work Index 2025, la Suisse se place au 20ème rang sur 33 pays de l’OCDE en matière d’égalité des femmes au travail. Bien que 80 % des femmes soient actives sur le marché de l’emploi, l’écart salarial persiste, atteignant de 12 à 16 %, en fonction des sources. Ce constat, malgré l’article 8 de la Constitution et la loi sur l’égalité de 1995, souligne l’urgente nécessité de revoir nos politiques fiscales. La taxation individuelle pourrait représenter un pas en avant vers une meilleure reconnaissance du travail des femmes, souvent sous-évalué.
Représentation : des voix à faire entendre
Dans le domaine politique, la représentation féminine reste insuffisante, avec seulement 30 à 36 % de femmes dans les fonctions parlementaires. Dans les médias, moins d’un tiers des articles sont consacrés aux femmes. Ce manque de visibilité nuit à la promotion des femmes en tant que leaders et modèles. Pour remédier à cette situation, encourageons la présence de femmes dans tous les espaces décisionnels et médiatiques.
Violences : un fléau à combattre
Malheureusement, 2025 a été marqué par 29 féminicides en Suisse. Ce chiffre tragique appelle à des mesures d’urgence. La Confédération, suite à un appel massif du peuple, a récemment augmenté le budget pour lutter contre les violences faites aux femmes de 1 million, mais cela ne suffira pas sans un engagement collectif. À Genève, l’enquête Iceberg montre que 75 % des jeunes femmes (de 18 à 24 ans) ont subi des violences sexistes dans l’espace public. Ce constat est inacceptable et nécessite une action immédiate de la part des politiques.
Agir ensemble pour l’égalité
Les Femmes socialistes genevoises appellent à une mobilisation renforcée. En tant que militant-e, tu te poses probablement cette question : Que puis-je faire ? Voici quelques pistes :
- Promouvoir des voix féminines : Lire et partager des articles écrits par des femmes.
- Participer activement : Assister aux événements organisés par les Femmes socialistes et s’engager dans les discussions sur l’égalité.
- Utiliser un langage inclusif : Veiller à ce que notre discours reflète notre engagement pour l’égalité, en incluant au maximum les formes féminines.
- Organiser des événements politiques : Mettre en avant des femmes leaders et expertes pour mieux les visibiliser.
Chaque petite action compte. Ensemble, nous pouvons transformer nos discours en actions concrètes. L’égalité n’est pas seulement une question de droits, mais aussi de faits. Le 8 mars, engageons-nous pour un avenir où l’égalité est la norme !