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Ville et Canton : un accord qui débloque l’avenir

Le 24 novembre 2025, le Canton et la Ville de Genève ont franchi une étape importante en s’engageant à mieux coordonner leurs actions en matière de mobilité. Le conseiller d’État Pierre Maudet et la conseillère administrative Marjorie de Chastonay ont signé une feuille de route pour les mobilités Canton–Ville de Genève 2025–2028, dans le but de coordonner et d’optimiser la mise en œuvre des projets futurs.

Que peut-on en attendre ?
Après analyse de ce texte, la commission mobilité du Parti en retient 3 aspects principaux, aptes à assurer plus efficacement le suivi des nombreux projets en phase de réalisation et de veiller au respect des engagements pris :

→ la feuille de route fixe tout d’abord des échéances relativement précises pour faire aboutir les études et procédures de coordination nécessaires à la délivrance des autorisations de construire et arrêtés de circulation ; sont concernés, en particulier les grands projets de piétonnisation et de réaménagement de l’espace public, comme Rive, Cornavin, la Rôtisserie ;

→ en matière de réaménagement des axes de circulation, les deux collectivités publiques prévoient de s’accorder pour mi-2026 au plus tard sur les charges de trafic à prendre en considération aux horizons 2030 et 2040, et à définir les mesures de réduction ou de report de circulation à mettre en place (voir l’encadré). Il s’agira donc là d’une première concrétisation des objectifs du Plan climat dans le domaine de la mobilité ;

→ parmi les nombreuses autres mesures récapitulées par la feuille de route, il faut saluer encore l’accent mis sur la volonté d’accélérer l’apaisement des quartiers, ainsi que l’aménagement des sites propres pour les transports publics (déplacement du tram sur le bd James-Fazy, BHNS [bus rapide] Genève-Vernier-Zymeysa notamment).

La feuille de route formalise ainsi la volonté de faire aboutir nombre de projets dans les délais les plus courts possibles, afin d’améliorer rapidement la mobilité de la population et des milieux professionnels. À ce titre, elle est à considérer comme un outil éminemment utile.

La réduction de la circulation ne se reporte pas, elle s’évapore !

Les expériences menées dans de nombreuses villes européennes montrent un phénomène clair : l’évaporation de la circulation. En effet, quand on réalloue l’espace au tram, au bus, au vélo ou aux piétons, l’usage de la voiture ne se reporte jamais intégralement sur d’autres axes. Certains déplacements évoluent : on utilise les transports en commun, le vélo, on renonce à des trajets courts ou bien on emprunte un itinéraire différent dans un nombre de cas restreints.

À Genève, nous avons tous les ingrédients pour que cette dynamique se déploie pleinement : des TPG renforcés, le Léman Express, un réseau cyclable en expansion et un centre-ville propice à la marche.

Réaménager l’espace public ne signifie donc pas “déplacer le problème”, mais favoriser des choix de mobilité plus durables et plus justes, cohérents avec nos objectifs sociaux, climatiques et de qualité de vie.

Marco Ziegler et Alain Rouiller
Membres de la Commission mobilité du PS genevois

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