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La droite multiplie les attaques contre les droits fondamentaux !

Thomas Bruchez
Député suppléant — Etudiant, ancien vice-président de la Jeunesse socialiste Suisse

Cette session de mars du Grand Conseil avait des airs de dérive autoritaire. Ainsi, la droite a multiplié les attaques contre les droits fondamentaux, en votant des projets discriminatoires, stigmatisants et portant atteinte à la dignité humaine.

De ses membres les plus droitiers au plus « centristes », la droite a ainsi montré son vrai visage : celui d’un camp politique prêt à sacrifier les libertés les plus fondamentales au profit de ses intérêts économiques et du maintien de l’ordre établi.

Elle a tout d’abord voté une loi visant à interdire les burkinis. Cette interdiction constitue une attaque sexiste et islamophobe ciblant les femmes musulmanes et visant de façon plus générale à contrôler le corps des femmes. Si le projet finalement voté ne mentionnait pas explicitement le burkini mais l’obligation de porter des « maillots de bains une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessous des genoux et laissant les bras nus », l’intention de la majorité de droite ne fait nul doute, avec des déclarations plus discriminatoires les unes que les autres.

Cette même majorité a ensuite enchaîné avec le vote d’une résolution visant à inciter le fait de jeter les affaires des personnes sans-abri, soit une proposition stigmatisante et portant atteinte à la dignité humaine. Sa justification, se fondant notamment sur l’attractivité de Genève, était particulièrement choquante, d’autant plus qu’elle vient d’un camp politique qui défend systématiquement les coupes dans l’Etat social.

Enfin, elle a fini par une série d’objets attaquant frontalement le droit de manifester, à chaque fois sous couvert des intérêts des commerçant-es. Ainsi, une résolution et une motion ont été votées avec pour but d’interdire toute manifestation contre le G7 à Genève. La droite s’apprêtait également à voter un projet de loi visant à restreindre fortement les manifestations au centre-ville, mais heureusement, le Conseil d’Etat n’a pas demandé le 3ème débat, étant donné que le projet est contraire au droit supérieur. En effet, le droit de manifester est un droit fondamental, consacré par l’art. 21 de la Constitution fédérale et l’art. 11 de la CEDH. Il est fondamental dans toute société démocratique puisqu’il permet à la population d’exprimer ses opinons et sa colère. Le réel objectif de ces propositions est bien de faire taire les voix contestataires, en les repoussant loin des lieux où elles peuvent être entendues, voire les interdire tout court, ce qui est tout simplement inacceptable.

Face à ces dérives autoritaires, on ne se laissera pas faire. Nous devons les combattre partout : par voies référendaire, judiciaire et dans la rue. À ceux qui veulent dominer le monde, le monde répond : résistance !

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