NON à la dégradation des conditions de travail!
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En 2023, le PS genevois lançait l’initiative pour une contraception gratuite avec un objectif clair: garantir à toutes et tous l’accès à une contraception adaptée, indépendamment de leurs moyens financiers. Trois ans plus tard, nous arrivons à l’étape finale de ce long processus, la votation du 27 septembre. Il est essentiel de nous mobiliser pleinement dans cette dernière ligne droite pour transformer l’essai.
Il s’agira donc d’aller à la rencontre de la population: lors des actions de campagne, mais aussi auprès de nos proches, collègues et connaissances. Les questions-réponses qui suivent sont là pour nous y aider. Déconstruisons les préjugés, et faisons gagner un projet féministe, socialiste et profondément solidaire. Car l’accès à la contraception est un droit, pas un privilège!
«Pourquoi l’État devrait-il payer ma contraception?»
Parce que la contraception n’est pas un luxe. C’est un besoin de santé essentiel. Nous finançons collectivement la prévention lorsqu’elle profite à toute la société. Vaccins, dépistages, santé scolaire : personne ne remet ces dispositifs en question. La contraception relève de la même logique. Elle permet de prévenir les grossesses non désirées, de protéger la santé sexuelle et de garantir à chacune et chacun la liberté de choisir son parcours de vie.
«Les jeunes seulement devraient être aidés, non?»
Non ! La droite a tenté de limiter la gratuité aux moins de 25 ans. Or les réalités sont tout autres. Les difficultés financières ne s’arrêtent pas à 25 ans. Les familles monoparentales, les personnes en situation précaire et toutes les femmes en âge fertile (environ 35 ans) sont concernées. Une contraception adaptée doit être accessible selon les besoins, pas selon la date de naissance.
«Les préservatifs gratuits ne suffiraient-ils pas?»
Non, parce qu’il n’existe pas une contraception qui convienne à tout le monde. L’enjeu de l’initiative est de permettre l’accès à la méthode la plus adaptée à chaque situation. Pour beaucoup de femmes, les méthodes les plus efficaces sont le stérilet ou l’implant. Or ce sont aussi celles dont le coût initial est le plus élevé. Aujourd’hui, trop de personnes renoncent à la méthode qui leur conviendrait le mieux pour des raisons financières.
«Est-ce vraiment une question féministe?»
Évidemment ! Depuis des décennies, les femmes assument la plus grande partie de la charge contraceptive : suivi médical, contraintes physiques, effets secondaires, coûts financiers. La contraception est souvent présentée comme une responsabilité individuelle alors qu’elle répond à un besoin collectif. L’égalité passe aussi par un meilleur partage de cette charge.
«Pourquoi voter OUI à Genève alors que le problème devrait être réglé à Berne?»
Parce que cela fait des années que la Confédération refuse d’agir. Oui la contraception devrait faire partie du catalogue LaMal.
Pendant que d’autres pays européens avancent, la Suisse accumule le retard. Genève a souvent été pionnière lorsqu’il s’agissait de faire progresser les droits sociaux. Le 27 septembre, nous pouvons montrer la voie.
«Les habitants des autres cantons vont-ils venir chercher leur contraception gratuite à Genève?»
C’est un faux problème ! Genève applique déjà de nombreuses prestations publiques destinées spécifiquement à sa population. Qu’il s’agisse d’aides sociales, de prestations de santé ou d’autres politiques cantonales, des critères de résidence existent et sont gérés quotidiennement par l’administration.
En résumé, l’initiative fixe un objectif politique clair, celui de garantir un accès gratuit à la contraception mais ne définit pas les modalités de mise en œuvre. Celles-ci devront être élaborées par le Conseil d’État après l’acceptation du texte.
Une hésitation? Est-ce vraiment une avancée sociale majeure?
OUI! Personne ne devrait renoncer à une contraception adaptée pour des raisons financières car la liberté de disposer de son corps ne doit pas dépendre de son revenu!
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