Ne laissons pas la droite raboter le salaire minimum!
Léna Strasser
Députée au Grand Conseil
—
Vice-Présidente du PS genevois
Camarades,
Le journal le Temps titrait le 30 janvier 2026 : A Genève, le salaire minimum a atteint sa cible: les femmes et les jeunes, en particulier, sont gagnants. La dernière étude en date permet en effet d’affirmer que le salaire minimum a un impact significatif sur les bas salaires, en particulier ceux des salariées femmes, des employé-es détenteurs-ices de permis B et L et des travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans.
C’est dans ce contexte que la droite genevoise, qui tape déjà allégrement sur les plus pauvres d’entre nous en s’en prenant à l’aide sociale, s’apprête à rendre légal un sous-salariat pour les personnes en formation. Sous prétexte de «sauver les jobs d’été», ce projet de loi organise en réalité une attaque frontale contre le principe même du salaire minimum et la dignité des personnes en formation qui comptent sur les vacances scolaires pour renflouer leurs porte-monnaie. De plus, aucune étude sérieuse ne démontre que le salaire minimum aurait fait disparaître les emplois de vacances. Cette loi repose sur du vent et la volonté de la droite d’affaiblir les protections salariales en commençant par les plus vulnérables.
Derrière ce texte se cache un adultisme crasse: formation = jeunesse = inexpérience = salaire au rabais. Pourtant, les étudiant-es qui travaillent effectuent le travail pour lequel ils et elles sont rémunéré-es, le même qui serait fait sans eux par d’autres. Pourquoi devraient-ils et elles alors être payé-es 25 % de moins? Parce qu’ils et elles sont en formation? Le raisonnement est aussi absurde que révoltant. Durant les travaux de commission, on a entendu la droite fantasmer sur le fait que les étudiant-es travaillent uniquement pour s’offrir des vacances, les baskets dernier cri ou le dernier Iphone. Pourtant la réalité genevoise c’est que des milliers de jeunes en formation bossent pour payer leur loyer, leur nourriture, leur assurance-maladie. Baisser leur salaire, c’est creuser les inégalités et réserver les études à celles et ceux qui ont un soutien familial solide.
Cette loi est floue et dangereuse. Elle ne concerne pas que «l’été»: elle s’applique à toutes les vacances scolaires, jusqu’à 60 jours par an, sans limite d’âge. C’est une porte ouverte aux abus, sans garanties de contrôle suffisantes. Cette offensive vise à briser le principe du salaire minimum, conquis de haute lutte en 2020 et qui fait aujourd’hui ses preuves. Si on rabote le salaire minimum aujourd’hui pour les personnes en formation, demain ce sera pour qui? Viens faire campagne contre cette absurdité sur un de nos stands, par exemple celui qui sera dédié à cette thématique le samedi 7 février entre 10h30 et 13h devant la Migros des Pâquis.
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