NON à la dégradation des conditions de travail!
Le 14 juin, les Genevoises et Genevois voteront une nouvelle fois sur les horaires d’ouverture des magasins. Derrière ce projet de loi se cache une offensive claire contre les conditions de...
Le référendum contre la casse des salaires minimaux est en cours. Nous avons jusqu’au 6 octobre pour le faire aboutir. Le temps est compté pour défendre un acquis social important.
Cette mobilisation doit être un message à la droite. L’adoption de cette loi Ettlin – du nom du député du Centre qui l’a initiée – s’inscrit en effet dans la guerre sociale menée par les représentants des employeurs au Parlement. Pour ne citer que ces exemples: ouverture dominicale des commerces, financement de la 13e rente AVS par la TVA, refus d’accepter la 14e mesure d’accompagnement aux Bilatérales III.
Les patrons avancent avec cynisme. Le texte d’Ettlin est une provocation : «Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables». Ce titre a quelque chose d’orwellien: le dumping c’est le dialogue social, la politique sociale une ingérence. Ils veulent travestir les mesures d’accompagnement à la libre-circulation des personnes. La loi Ettlin utilise l’extension des conventions collectives de travail (CCT) pour interdire des mesures sociales. On marche sur la tête!
Derrière cet esprit revanchard, il y a le taux d’exploitation des salarié.es. Le droit suisse du travail est taillé pour les intérêts des employeurs, avec une jurisprudence accommodante et la quasi-absence de droit syndicaux. Résultat: depuis 10 ans, les salaires stagnent voire diminuent dans certains secteurs, tandis que dividendes crèvent le plafond; les salaires minimaux des grandes CCT du privé sont si bas qu’il n’est pas possible d’en vivre.
Les patrons n’en ont cependant pas assez. Ils veulent augmenter le temps de travail sous toutes ses formes : amplitude de la journée de travail, travail hebdomadaire, travail tout au long de la vie (report de l’âge à la retraite). L’attaque contre les salaires minimaux montre leur détermination. Il ne s’agit que d’une mesure sociale. Même si le nombre de personnes concernées n’est pas négligeable (environ 16’000 à GE), le salaire minimum ne représente que 60% du salaires médian genevois.
À l’opposé, des patrons se distinguent par leur rapacité. Le Parlement a débattu du maintien de la TVA réduite pour l’hôtellerie, une faveur à 300 millions par an pour un secteur qui veut imposer des salaires à 3’700.- par mois.
Comme nous l’avons fait pour obtenir ces minima en votation populaire, nous les défendrons par la mobilisation, la solidarité et la dignité qui sont le moteur de l’action syndicale.
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