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Votations du 8 mars 2026

Le 8 mars 2026, le peuple se prononce sur six objets de votation fédérale et un objet de votation cantonale. Cette page récapitule les mots d'ordre du parti ainsi que ses arguments.

NON à l’attaque contre le salaire minimum !

non
Votation cantonale n°1: Modification de la loi sur l’inspection et les relations du travail (LIRT)

L’initiative «Pour que les jobs d’été continuent à exister à Genève» propose une dérogation au salaire minimum légal pour les jobs étudiants durant les périodes de vacances. Jusqu’à 60 jours par an, les employeur-euses pourraient rémunérer les étudiant-es à un salaire réduit à 75% du seuil légal. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de la droite, qui attaque par tous les côtés le salaire minimum voté par la population en 2020. Le salaire minimum n’est pas minimum pour rien, c’est le plus petit montant possible afin de vivre dignement. Dans une Genève où tout augmente, personne ne peut vivre dignement avec un revenu incomplet. Une dérogation comme celle proposée ici est une brèche dans le salaire minimum légal : si elle est avalisée, ça ne sera certainement pas la dernière.

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NON à une initiative floue et inutile !

cp
Votations fédérales n°1a, 1b et 1c : Initiative populaire « L’argent liquide, c’est la liberté »

L’initiative vise à garantir la disponibilité de l’argent liquide et à soumettre tout remplacement du franc suisse à un vote populaire. Or, ces garanties existent déjà : tout changement de monnaie nécessiterait une modification constitutionnelle et donc un vote du peuple. Le texte est en outre flou, notamment sur la notion de «quantité suffisante » de billets et pièces. Le contre-projet, lui, apporte une réponse équilibrée en inscrivant dans la Constitution les règles actuellement dans la loi. Il renforce le franc comme monnaie nationale tout en garantissant l’accès à l’argent liquide, indispensable pour de nombreuses personnes exclues des paiements numériques : jeunes, personnes précaires ou sans accès aux outils technologiques. Pour une politique monétaire au service de toutes et tous, les Socialistes appellent à rejeter l’initiative, à soutenir le contre-projet et à privilégier ce dernier à la question subsidiaire.


NON aux fake news et autres CNews

non
Votation fédérale n°2: Initiative populaire «200 francs, ça suffit!» (initiative SSR)

La SSR est le service public dont dépendent les principaux médias audiovisuels suisses que sont la RTS, SRF, RSI, et RTR, mais aussi Swissinfo. L’initiative défendue par l’UDC et le PLR prévoit de réduire la redevance payée par chaque ménage de 335 francs à 200. Or la redevance représente 83% du budget total de la SSR. Cela créerait donc une perte de CHF 518 millions de revenus, soit un tiers de son budget.

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OUI à une politique climat équitable !

oui
Votation fédérale n°3: Initiative populaire «Pour une politique énergétique et climatique équitable » (initiative pour un fonds climat)

L’initiative pour un fonds climat poursuit deux buts principaux : financer la lutte contre la crise climatique et renforcer la souveraineté énergétique de la Suisse. Le texte engage la Confédération, les cantons et les communes à soutenir des politiques énergétiques et climatiques socialement équitables, notamment dans les transports, le bâtiment, l’orientation professionnelle et la protection de la biodiversité. Surtout, l’initiative prévoit la création d’un fonds alimenté chaque année d’un montant allant de 0,5 à 1 % du PIB du pays, et ce jusqu’en 2050.

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OUI à une fiscalité juste et moderne !

oui
Votation fédérale n°4 : Loi fédérale du 20 juin 2025 sur l’imposition individuelle

Aujourd’hui, en Suisse, les couples mariés ou en partenariat enregistré sont imposés conjointement en tant qu’unité fiscale. Selon leur revenu commun, ces couples se retrouvent dans une classe d’imposition plus élevée. Pour les mêmes revenus, des couples mariés se voient imposer de manière parfois beaucoup plus importante que des couples non mariés. Ce système fiscal conduit souvent à ce que les femmes soient dans l’obligation de réduire ou d’abandonner leur activité professionnelle afin de limiter la charge fiscale du ménage, ce qui perpétue une conception archaïque de la famille. L’imposition individuelle met fin à cette injustice en imposant chaque personne pour elle-même, indépendamment de son état civil ou de sa forme de ménage.

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