Ce lundi, le comité référendaire contre les coupes dans la formation à la HES-SO Genève a déposé plus de 5900 signatures. En quelques semaines à peine, la population genevoise a répondu massivement à l’appel lancé contre un contrat de prestations austère qui prévoit une coupe de 2 millions de francs par an, soit 6 millions sur trois ans, dans le financement des hautes écoles spécialisées.
Ce succès s’inscrit dans un contexte d’attaques répétées contre les jeunes et la formation : tentative de sous-payer les étudiant-es via une dérogation au salaire minimum, volonté d’augmentation des taxes d’études à l’UniGe, remise en cause de filières entières comme l’histoire de l’art au collège. Face à cette offensive, nous continuerons de faire barrage.
Un large front politique et social s’est constitué à Genève à l’initiative de la Jeunesse socialiste genevoise, rassemblant les partis de gauche (PS, solidaritéS, UP, Vert-e-s, PdT) ainsi que le MCG, mais aussi les syndicats et les associations du personnel de la HES-SO et de l’enseignement. Toutes et tous partagent une conviction simple : la formation est fondamentale pour continuer à répondre aux besoins de la population à venir et ne doit pas être sacrifiée.
Sans surprise, ce référendum a trouvé un écho massif auprès des étudiant-es, encore marqué-es par la récente hausse des taxes d’études. Durant toute la récolte, un message clair est revenu : cette coupe n’existerait pas sans l’augmentation préalable des taxes, passées de 500 CHF pour tout le monde à 700 CHF par semestre pour les Suisses et à 1100 CHF pour les étudiant-es étranger-ères. Depuis cette hausse, la précarité étudiante explose. Beaucoup sont contraint-es de travailler davantage pour rester inscrit-es, souvent au détriment de leur santé. Les étudiant-es paient plus, sans amélioration des prestations, alors même qu’il n’existe pas de véritable système d’exonération.
Nous refusons qu’on coupe dans la formation des métiers essentiels alors que les hôpitaux, le social et l’école manquent déjà cruellement de personnel. À force d’austérité, la droite organise sciemment la pénurie et fait payer ses choix aux étudiant-es et à toute la population. Derrière ces décisions, ce sont des services publics affaiblis, des équipes épuisées, des parcours de formation dégradés et une jeunesse toujours plus précarisée. Le Conseil d’État sabote l’investissement public et transforme la formation en variable d’ajustement budgétaire. Cette politique est irresponsable, socialement violente, et nous la combattrons.
Après ce dépôt, le comité référendaire se réjouit de mener campagne pour défendre une école publique forte, de qualité et accessible à toutes et à tous.
Pour plus d’informations :
- Adrien Rastello pour la Jeunesse socialiste genevoise