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Pour une manifestation du 14 juin autorisée qui conserve son sens tout en reconnaissant la convergence des luttes

En prévision de l’organisation des mobilisations contre le G7 à Évian et de la concomitance avec la journée féministe du 14 juin, le Parti socialiste genevois souhaite rappeler la place singulière et centrale que cette date du 14 juin occupe dans la vie politique suisse. Héritière de la mobilisation historique de 1991, portée notamment par Christiane Brunner, cette journée incarne un engagement de longue date en faveur de l’égalité réelle entre femmes et hommes. Préserver le sens et la portée du 14 juin, c’est garantir que le mouvement féministe demeure lisible, fort et audible dans l’espace public, sans dilution de sa raison d’être.

Tout en soulignant la singularité du 14 juin, le PS genevois reconnaît pleinement la légitimité des luttes menées contre les politiques des pays du G7. Plusieurs des gouvernements du G7 ont, ces dernières années, affaibli les droits à l’intérieur de leurs frontières, menacé la protection des femmes ou mené des politiques étrangères bellicistes qui provoquent des catastrophes humanitaires où les femmes et les filles sont parmi les premières victimes. Ces critiques sont fondées, et elles appellent une mobilisation large.

C’est pourquoi le PS genevois exprime sa volonté que les autorités entretiennent un dialogue ouvert et constructif avec le collectif No-G7, qui puisse aboutir à la reconnaissance des objectifs communs entre les luttes spécifiques du 14 juin et l’opposition au G7. Les convergences entre mouvements féministes, sociaux, pacifistes et altermondialistes peuvent enrichir la mobilisation, tout en respectant et en mettant en valeur le message spécifique du 14 juin. Le PS souhaite contribuer à une dynamique d’alliance qui renforce la visibilité des revendications féministes.

Le Parti socialiste genevois réaffirme par ailleurs qu’une manifestation aussi importante doit être autorisée, pacifique, inclusive et marquée par le respect des personnes comme des biens. A ce titre, il condamne fermement toute forme de menace, intimidation ou appel à la violence. Il invite les autorités à poursuivre les discussions en cours avec la coalition No-G7, dont la grève féministe est membre, afin d’assurer l’exercice des libertés démocratiques tout en tenant compte de enjeux liés aux sommets et en garantissant la sécurité publique. Le PS appelle à une coordination entre les autorités du Canton et de la Ville de Genève, de la République française, la police genevoise et la coalition No-G7 afin d’évaluer et d’anticiper les différents risques et contraintes liés au parcours pour garantir le bon déroulement de l’événement.

Le droit de manifester s’exerce pleinement lorsque les conditions de sécurité, de sérénité et de clarté sont réunies. Cela implique également que la police tire les conclusions nécessaires de ce qui s’est produit lors de la manifestation pro-palestinienne du 2 octobre 2025, dont la répression a entamé la confiance d’une partie de la population. Le 14 juin doit pouvoir se dérouler dans un climat où chacune et chacun peut participer librement, sans crainte ni tension.

Le PS genevois appelle ainsi à préserver la centralité du message féministe du 14 juin, à poursuivre le dialogue avec les mouvements mobilisés contre les politiques du G7, à autoriser la manifestation, et à garantir un cadre pacifique, sûr et démocratique pour l’ensemble de la mobilisation. Notre engagement demeure constant : faire du 14 juin un moment fort, fédérateur et porteur d’espoir pour toutes les femmes et pour la société tout entière.

Pour plus d’informations :

  • Thomas Wenger, Président du Parti socialiste genevois
  • Léna Strassser, Vice-Présidente du Parti socialiste genevois
Thématiques associées: Droits fondamentaux

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