Alors que la crise climatique ne cesse de s’exacerber, une nouvelle loi sur les eaux était une nécessité. En effet, l’eau est absolument centrale pour la satisfaction des besoins humains (eau potable, production alimentaire). La couverture de ces besoins est aujourd’hui déjà gravement mise en péril dans le Sud global mais aussi de façon grandissante en Suisse. Malheureusement, en commission, la droite a non seulement refusé nos propositions pour rendre la loi plus juste socialement, mais a multiplié les attaques, supprimant notamment un article entier sur la solidarité internationale, annihilant également un fonds pour la préservation de l’eau et transformant la composition de la commission consultative de l’eau conformément à ses intérêts économiques.
Le groupe socialiste est toutefois parvenu à repousser la plus honteuse attaque de la droite, qui visait à ouvrir la possibilité aux communes disposant d’un accès au lac à le réserver à leurs habitantes et habitants, ainsi que de prévoir des tarifs supérieurs pour les personnes externes à la commune. Il s’agissait là de mesures profondément injustes, antisociales et discriminatoires, donnant une faculté aux communes huppées bordant le lac, au détriment des communes populaires ne disposant pas d’un tel accès. Heureusement, un amendement soutenu par la gauche, le Centre et LJS a permis de l’éviter.
Au regard de l’importance de cette loi face à la crise climatique d’une part, de son affaiblissement déplorable par la majorité de droite d’autre part, le groupe socialiste s’est majoritairement abstenu lors du vote final. La loi a été acceptée par une large majorité.
Lire le rapport de la commission de l’environnement et de l’agriculture