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20 millions pour de nouvelles voies cyclables !

Session du Grand Conseil des 24 et 25 novembre 2022

A l’exception d’une bruyante opposition du côté de l’UDC et du MCG (devenue systématique lorsqu’il est question de transports et de mobilité), les député-es ont accepté un crédit d’études de 20 millions de francs en faveur du développement d’« axes forts vélos », en complément des voies vertes. Au final, ce sont 130 millions qui devraient être alloués à la réalisation de ces infrastructures en sites propres. Si la somme paraît conséquente, c’est en réalité encore bien peu compte tenu du retard qu’a pris Genève dans ce domaine.

En effet, comme l’a rappelé le groupe socialiste, sur les quelque 1’400 km de routes que compte notre canton, moins de 10% sont équipés aujourd’hui en pistes cyclables, et les rares sites de qualité (comme la voie verte entre les Eaux-vives et Annemasse ou le « U » lacustre) sont déjà saturés. Il devient vraiment urgent de passer à la vitesse supérieure et de développer massivement les infrastructures dédiées à la mobilité douce.

Mieux vaut tard que jamais donc ! Le vote de ce crédit d’études est une très bonne chose. Plusieurs grands axes sont concernés : Cornavin-Versoix, Jonction-Satigny, Bachet-Perly, Champel-Veyrier, Eaux-vives-Anières, et bien d’autres encore.

Il s’agit d’améliorer la continuité des tracés et la cohérence générale du réseau cyclable sur l’ensemble du territoire cantonal, mais aussi de renforcer la sécurité des cyclistes et, par ricochet, des autres usager-es de la voirie, en particulier les piéton-nes. Pour cela, il est impératif de séparer les flux et de construire des infrastructures de qualité (dimensions, revêtement, éclairage, etc.).

La fin des études est planifiée pour 2026, ensuite de quoi devrait suivre la réalisation des voies à proprement parler. A cet égard, les Socialistes ont d’ores et déjà appelé de leurs vœux un déploiement « par lots », de manière à ce que la réalisation des premiers tracés puisse débuter dès les études sur ceux-ci achevées, sans attendre la finalisation des études sur l’ensemble des itinéraires couverts par le crédit.

Ce n’est qu’à ce prix-là que nous pouvons espérer atteindre l’objectif d’une réduction des transports individuels motorisés de 40% d’ici à 2030 !

Lire le rapport de la commission des travaux

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